10 Assassinats emblématiques de l’histoire de l’islam Amin Irdas © Editions Alm

10 Assassinats emblématiques de l’histoire de l’islam Amin Irdas © Editions Almaarri 1 Table des matières Note de l’auteur 3 Avant-propos 5 Chapitre 1 :​ ​Qui a empoisonné Muhammad ? 6 Chapitre 2 :​ ​Qui a empoisonné Abû Bakr ? 1​1 Chapitre 3 :​ ​Qui est Sa’d Ibn ‘Ubâdah ? 1​5 Chapitre 4 :​ ​Qui en voulait à ‘Omar ? 1​8 Chapitre 5 :​ ​Qui en voulait à ‘Uthmân ? 2​1 Chapitre 6 :​ ​Alî était-il cocu 2​6 Chapitre 7 :​ ​‘Ubayd allah fils de ‘Omar 30 Chapitre 8 :​ ​Muhammad fils de Abû Bakr 3​2 Chapitre 9 :​ ​Al-Hassan fils de Alî 3​4 Chapitre 10 :​ ​Sa’îd fils de ‘Uthmân 3​6 Conclusion 38 Remerciements 40 Bibliographie 42 2 Note de l’auteur Je m’appelle Amin Irdas et vous ne me connaissez probablement pas. Rien ne me prédisposait à écrire des essais. La trentaine passée, je travaillais dans le secteur informatique jusqu’à ce que la barbarie djihadiste vienne chambouler ma vie. Après avoir vécu les trente premières années de ma vie en tant que musulman, les malheurs qui nous ont frappés ces dernières années m’ont poussé à remettre en cause mes certitudes. Je suis originaire du Maroc. J’ai hérité ma religion (l’islam, donc) de ma famille et de mon environnement social. J’ai également eu droit à quelques cours de théologie durant mon enfance. Mais rien de cela ne m’a permis de comprendre ce qui anime ces monstres qui prolifèrent depuis quelques années. J’ai voulu entrer dans leur cerveau pour comprendre ce qui les animait. Je ne pouvais pas me faire à l’idée que nous avions le même dieu. J'ai creusé durant des mois les sources de ma religion, en quête de vérité. J’ai fini par découvrir le pot aux roses... et décidé de quitter l’islam. En ces temps troublés, ma conscience m’oblige à alerter mes coreligionnaires, mais aussi les non-musulmans, de ce que les islamologues n’osent pas exposer au grand public. J’ai donc abandonné mon métier pour lancer un projet qui s’appelle ​www.levraiislam.com​. Je me suis fixé pour but de passer au peigne fin les sources de l’islam et de publier mes découvertes, sans langue de bois. Puissent-elles vous éclairer au sujet de l’islam. 3 N’hésitez pas à visiter le site ​www.levraiislam.com et à vous inscrire à la lettre d’information. C’est pour moi le moyen le plus sûr de pouvoir communiquer avec vous. En effet, Facebook (entre autres) décide régulièrement de censurer mes publications et bloque mon compte, probablement en raison de signalements massifs émanant de personnes qui ne supportent pas de lire une vérité qui dérange... J’organise enfin régulièrement des ​Open-Mics sur Internet pour échanger avec les personnes intéressées par ces sujets. Et elles sont de plus en plus nombreuses. Si vous êtes, vous aussi, désireux d’en savoir plus, vous trouverez toutes les informations nécessaires pour vous joindre à nous à l’adresse suivante :​ ​www.levraiislam.com/open-mic​. Je vous souhaite une très bonne lecture. Fraternellement 4 Avant-propos Paix, amour et tolérance ! C’est autour de ces piliers que se développe le plus souvent toute une rhétorique lorsque l’on parle d’islam. Ce sont certes des concepts extrêmement nobles et ceux qui y adhèrent et les défendent ont tout mon respect. Mais faut-il s’en contenter ? Qu’en est-il vraiment ? Existe-t-il un fondement à tout cela ? En tant qu’individu de tradition musulmane, la religion est à la fois omniprésente dans ma vie, mais finalement assez méconnue de moi sur un plan purement historique. En effet, les familles traditionnelles transmettent leurs valeurs, leurs rites mais n’ont la plupart du temps jamais pris la peine de creuser les sources. Ce phénomène n’est d’ailleurs pas spécifique à la société musulmane... Comment ont vécu les premiers musulmans ? Leur époque était-elle une époque de paix et de tolérance ? Comment l’islam a-t-il pu instaurer l’amour dans leurs cœurs ? Ont-ils vécu heureux ? Sont-ils morts heureux ? Et d’ailleurs, comment sont-ils morts ? Parmi les nombreux sujets que j’ignorais figure celui qui a trait à la mort de nos “guides” spirituels. En tant que musulman de tradition, je n’avais jamais eu l’occasion de me pencher sur cette question. Mes recherches s’étant révélées très instructives, j’ai voulu, dans ce livre, faire la lumière sur cette question essentielle. Un mot sur ma méthode : prenant mes distances avec le style narratif idyllique et aseptisé des prosélytes, je me suis borné à analyser les faits rapportés dans les sources de l’islam et à en tirer les conclusions qui m’apparaissaient les plus plausibles. 5 Chapitre 1 : Qui a empoisonné Muhammad ? Muhammad (Mahomet), de son nom complet ​Abû al-Qâsim ibn ʿAbd Allah ibn ʿAbd al-Muttalib ibn Hâshim, a quitté le monde des vivants en 632 après deux semaines d’agonie. Lui qui était bien portant de nature a contracté soudainement une maladie qui a fini par l’emporter. Les circonstances de cette mort demeurent pour le moins mystérieuses. En effet, la tradition islamique s’accorde sur le fait que Muhammad est mort par empoisonnement​. Ce qui, pour les croyants, est très gênant en soi car Dieu n’était-il pas censé protéger son messager de ce type d’accident malheureux ? Mais ce qui est invraisemblable, c’est le coupable désigné. La tradition islamique accuse en effet une juive de lui avoir offert un plat empoisonné… ​3 ans auparavant ​! Cet événement n’est pas extravagant en lui-même. Il a même certainement dû se produire. Par ailleurs, l'empoisonnement par la nourriture ou la boisson était largement pratiqué à cette époque. En revanche, l’idée selon laquelle ce fameux poison aurait pu rester dans le corps de la victime pendant 3 années sans aucune incidence, pour finalement agir de manière aussi brutale que définitive au bout de ce délai reste très peu crédible. D’autant plus que, durant les trois dernières années de sa vie, Muhammad a mené plusieurs guerres et continué à mener sa vie habituelle au milieu de son harem... Par conséquent, la question légitime qui se pose est la suivante : si ce n’est pas le poison de la juive qui l’a tué, comment a-t-il été vraiment empoisonné et par qui ? 6 Cette question résonne comme un coup de tonnerre dans le ciel bleu brossé par le narratif musulman. Ce dernier nous conte en effet que Muhammad était adulé par tout son peuple et son entourage. Or, pour perpétrer son crime, le coupable avait nécessairement un accès direct à la victime lui permettant d’administrer son poison... Une des questions classiques dans les enquêtes policières est celle-ci : à qui profite le crime ? Le premier fait choquant qui suivit la mort de Muhammad réside ​dans l’absence de ses compagnons les plus proches, à savoir ​Abu Bakr as-Siddiq ​et ​‘Omar ibn al-Khattab​, ​à ses obsèques​. Ceux-ci avaient par ailleurs annoncé aux musulmans qu’il allait ressusciter et revenir ! Ce sont donc les cousins du défunt, ​Alî Ibn Abî Tâlib et al-Fadl Ibn Abbâs, qui se chargèrent de son enterrement. Celui-ci eut lieu ​deux jours après sa mort,​ lorsque le corps commença à se décomposer. Pendant ce temps-là, Abu Bakr et ‘Omar se rendirent à la tribu d’al-Khazraj en compagnie de quelques Muhajirûns (nom donné aux musulmans qui avaient émigré avec Muhammad de La Mecque vers Médine en 622). Le but de cette visite était de ​négocier la transmission du pouvoir après la disparition de Muhammad. Cet évènement est connu sous le nom de ​Saqifah de Banî Sâ’idah, ​en référence à l’endroit dans lequel il a eu lieu. Ce qui semble très surprenant, c’est que ces négociations pour le pouvoir n’aient pas pu attendre ​l’enterrement de Muhammad​. Cette précipitation est d’autant plus étonnante que les compagnons impliqués dans cette curieuse démarche avaient, ainsi qu’on l’a dit, convaincu les autres musulmans que Muhammad allait “revenir”... Après des débats houleux pour déterminer celui qui possédait la légitimité nécessaire entre ​Sa’d Ibn ‘Ubâbah ​(chef de la tribu de al-Khazraj), ​Abu Bakr as-Siddîq ​(compagnon proche de Muhammad) ou 7 encore ​‘Omar Ibn al-Khattâb ​(un autre compagnon proche de Muhammad), les négociations aboutirent à la nomination de ​Abu Bakr en tant que premier calife des musulmans. Mais revenons en arrière. Le jeudi précédant la mort de Muhammad, celui-ci était entouré de ses compagnons. Il leur demanda tout à coup de lui donner de quoi écrire, déclarant qu’il voulait leur ​laisser un guide pour que l’Umma (nation musulmane) ne s’égare jamais. La réaction de ses compagnons, et notamment celle d​‘Omar Ibn al-Khattâb​, fut surprenante. Celui-ci prétendit en effet que le prophète était en train de “​délirer​” à cause de la maladie. S’en suivirent une dispute et des hurlements qui finirent par exaspérer Muhammad qui ​renonça à écrire son testament et leur demanda de quitter les lieux. L’attitude de ceux qui étaient présents en cet instant est pour le moins indigne, surtout de la part de “fidèles” compagnons au chevet d’un ami mourant, ami qui était également le guide spirituel de la nation... Dans le livre Tabaqât de Ibn Sa’d, tome 2, “Dhikr du médicament appliqué au Messager d’Allah lors de sa maladie”, ​‘Aïsha nous rapporte : Le Messager d’Allah fut pris par des douleurs au uploads/Litterature/ 10-assassinats-emblematiques-en-islam.pdf

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