Les Libéraux français 1814-1875 Biblio graphie : Caron Jean-Claude, "La France
Les Libéraux français 1814-1875 Biblio graphie : Caron Jean-Claude, "La France de 1815 à 1830", Armand Colin 2000 Touchard Jean, Histoire des idées politiques Tome 2 du XVIIIème siècle à nos jours, Paris, PUF,2005 Girard (Louis), Les libéraux français (1814-1875), Paris, Aubier,1985 Introduction : ‘‘Le libéralisme n’exalte que la liberté des bourgeois’’ cette phrase de Proudhon peut définir le libéralisme du XIX, en effet l’idéologie libérale est principalement celle des bourgeois au XIX. Les libéraux La référence politique des libéraux est la Charte Constitutionnelle du 4 juin 1814 ainsi que l’acte Additionnel du 22 avril 1815. D’autre part, pour les libéraux la nation est souveraine mais doit cpdt confier à des représentants le pouvoir législatif . Ils sont évidement favorables a l’établissement d’une assemblée représentative. Problématique : On peut se poser la question en ces termes ‘‘les libéraux tributaires des événements’’ selon l’expression de Jean Touchard ou initiateurs d’un idéologie qui a trouvé un expression dans les faits . Plan : I Les libéraux bien qu’ils ne forment pas un entité uniforme, ils dans l’opposition sous la Restauration 1814-1830 A. les libéraux ne forme pas un groupe homogène : 1. On ne peut pas parler des libéraux comme un ensemble homogène et les division sont très présentes sous la Restauration. Il faut souligner l’importance du couple M.de Staël /Benjamin Constant (1767-1830) dans l’élaboration de l’idéologie libérale. Ce dernier est un des chefs de l’opposition journalistique et parlementaire aux ultras . Il fut qualifier ‘‘d’éducateur de la France libérale’’. On retient principalement son ouvrage parut en 1819 : De la liberté des anciens comparée à celle des modernes. Il y souligne l’importance des droits civiques dans la vie des individus . Il y affirme que ‘‘la liberté est le but’’, les principes fondateurs du libéralisme :la sureté de la personne, la liberté de conscience de la presse et de la tribune. Clivage relativement ancien existe entre d’une part Madame de Stael et B.Constant d’un coté et Coppet de l’autre . Ce dernier critiquant ces ‘‘dynasties bourgeoises’’ issues de l’Empire et soucieuse de faire fortune tout en arrivant au pouvoir. Coppet se dit pour sa part leader d’un libéralisme plus intellectuel à travers l’étude de la littérature et les civilisations. Il existe un libéralisme aristocratique incarné par Chateaubriand. Ce dernier revendique la liberté parlementaire pour ensuite réaliser un programme ultra royaliste qui est loin d'être en accord avec l'idéologie libérale traditionnelle. Ses points de vues sont expliqués dans son livre parut en 1816 : De la monarchie selon la Charte. Nous ne pouvons cependant pas accuser Chateaubriand d'être libéral par opportunisme tant vit chez lui un réel sentiment d'exaltation des libertés qui l'oppose à toute autorité arbitraire. Cette forme de libéralisme est aussi représentée par Fiérée. Ces deux hommes soulignent notamment les limites de la chambre introuvable. Les Constitutionnels forment un autre groupe de l'idéologie. C'est la tendance centriste du libéralisme, celle du compromis de la Charte. Ils se réunissent autour du préfet de police Pasquier et soutiennent leur leader Talleyrand. Un autre groupe très influent sous la Restauration est celui des Doctrinaires. Il est représenté par de grands noms du libéralisme tels que Guizot, Barante, Rémusat. Leur ambition est d'établir le gouvernement que la Révolution n'a pas réussi à mettre en place. Ils acceptent ainsi les acquis de la Révolution tout en condamnant l'esprit révolutionnaire. Nous pouvons considérer que l'orateur et le principal idéologue politique de cette tendance est Royer-Collard. Il existe aussi d'autres divisions qui apparaissent sur un plan plus pratique. Ainsi alors que dans son ouvrage Commentaire sur l'Esprit des lois, Tracy fait l'éloge du suffrage universel, B. Constant comme la plupart des leaders libéraux de son temps revendique quant à lui le suffrage censitaire. En effet pour lui être électeur est une fonction et non un droit. De plus les députés représentent non le peuple mais la Nation c'est à dire les citoyens les plus capables de percevoir et de promouvoir le bien commun. B.mais ils ont pour point commun d’être dans l’opposition : -Le libéralisme de la Restauration né de la rencontre entre quelque idéologues et 1 société bourgeoise de parvenus ou désireuse de justification morale. Les premiers fournissant la doctrine et la justification morale et les seconds le public prêt à faire triompher la doctrine. Les libéraux se caractérise par leur extrême violence à l’égard du pouvoir, bien que le régime de la Restauration n’est pas porté atteinte aux situations acquises, il subit les foudres de Béranger(1780-1857) et dePaul-Louis Courrier(1772-1825) notamment. Ces attaques visent en premier lieu le roi : chanson de Béranger sur le sacre de Charles le Simple La Cour et la noblesse : ‘‘la cour est un lieu fort bas , dit Courrier, fort au dessous du niveau de la Nation’’ Le Pape : le Pape musulman de Béranger dans le quel le Pape a été pris par les corsaires, il devient musulman , il a un harem. Et les prêtres et les jésuites(congrégation catholique fondée en 1540 par Ignace de Loyola activité missionnaire + enseignement) plus largement -> l’anticléricalisme un des traits caractéristiques de l’opposition libérale qui voit partout la main des jésuites. -Sous la Restauration, l’opposition libérale se caractérise essentiellement par un critique, négative, elle est aussi largement influencée par la légende napoléonienne : l’exemple de Béranger est de ce point de vue très intéressant qui s’est soustrait à la circonscription sous l’Empire, il a exprime pour Nap un enthousiasme et contribue à répandre l’image d’un Nap soldat de la liberté et de l’égalité. On remarque aussi cette influence de légende napoléonienne mais sous des formes diverses chez Stendhal notamment qui s’interesse davantage à Bonaparte qu’a Napoleon où encore chez Victor Hugo qui est surtout sensible aux gloires impériales. Cette opposition libérale va trouvé un issue grace aux soulevements des Trois Glorieuses et à la creation de lamonarchie de Juillet. II les libéraux au pouvoir : La monarchie de Juillet 1830-1848 mais le Seconde Republique met en lumière les difficultés des libéraux A. La monarchie de Juillet : victoire des libéraux ? Formidable victoire des libéraux aux élections d 26 juin 19 juillet 1830 ou le nombre de députés libéraux se revendiquant libéral marque une victoire des libéraux. Le 2 aout Charles X abdique, la Chambre des députés se réunit le 3 -> Revision de la Charte le 7 aout par le duc de Broglie sous la pression des plus libéraux + désignation du Duc d’Orléans comme roi des Français sont votés par 219 députés contre 33 et 89 pairs contre 10 -> le 9 aout Serment de fidélité à la Charte de Louis –Philippe Ier au Palais Bourbon. Réputation de libéralisme de par ses origines : son père conventionnel régicide avait été guillotiné avec les girondins ; lui-même avait combattu dans les armées révolutionnaires, il a participé a la bataille de Jemmapes. Il était à l’écart de la politique contre-révolutionnaire de la Restauration. En choissisant le nom de Louis- Philippe Ier -plutôt que celui de Philippe V- et en choissisant le drapeau tricolore, le roi prend ses distances avec les règnes préceédents . Preuves d’une influence libérale, le catholiscisme n’est plus déclaré ‘‘religion d’Etat’’(art 6 de la Charte) et l’article 7 exclut le retablissement de la censure permettant une plus grande liberté à la presse qui se trouve être un outil privilégié quant à la propagande libérale(ex journaux libéraux : le Constitutionnel ou encore le Globe parmi les rédacteurs Guizot Rémusat). De plus les députés non seulement exercent à parité le pouvoir législatif mais ils obtient le droit d’interpellation. Les conseils municipaux sont rétabli et le niveau du cens est abaissé on passe de moins de 100 000 à 166 000 electeurs. Le régime de Juillet réalise l’idéal des libéraux de 1819 tel que l’esquisse Rémusat cad ‘‘flanquer le système constitutionnel d’une presse libre, d’une armée nationale, de conseils généraux et municipaux ’’ B. la II République : le libéralisme face au suffrage universel A la mi fevrier 1848 l’interdiction par le gouvernement de banquet reformiste de contestation contre Guizot entraine des insurrections à Paris dans la nuit du 23 au 24 fevrier -> demission de Guizot et le roi abdique. Mise en place d’un gouvernement Provisoire composé des députés républicains. La II republique est déclaré et le Gouv P fait appel aux ‘‘assemblées primaires pour affirmer sa legitimité. Le suffrage universel est rétabli (aboli depuis 1795) La démocratie tant redoutée par les libéraux surgit brusquemment et vient ébranler leurs efforts, pour les libéraux la volonté nationale ne peut s’exprimer que par la representation. Cette idée porte la marque des écrit de Tocqueville(1805-1859) autre notamment la méfiance vis-à-vis de la majorité. Il devient alors une nécessité pour les libéraux de mettre fin a ce gouvernemt provisoire qu’il juge intérim et de faire elire un ASble constituante. La constitution est voté le 4 novembre 1848, elle reconnait explicitement la souveraineté nationale, en même temps les droits du citoyen sont garantis, de même les principes défendus par les libéraux y sont inscrit comme la surete personelle et le droit de propriete. La uploads/Politique/ les-liberaux-francais-1814.pdf
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- Publié le Jui 07, 2022
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