Marcel Gauchet, répétition psychose. réalité marquée d'amblée comme sybolique v

Marcel Gauchet, répétition psychose. réalité marquée d'amblée comme sybolique voir lacan aussi voir que cest fantasme qui est fonds du signifiant primordial du psychotique. ce que lacan appelle fantasme, Hegel = gewissheit. c iamge Lacan nous répond que « la psychose consiste en un trou, un manque au niveau du signifiant [29 ] ». Il s’agit en fait pour le sujet de ne pas pouvoir assumer la réalisation du signifiant « père » au niveau du symbolique [30 ] . Face à ce trou, le sujet fait appel à l’image du père dans laquelle se réduit tout entière pour lui la fonction paternelle, une image qui se sexualise dans une relation à l’autre radicalement aliénante parce que uniquement spéculaire, où la rivalité agressive règne en maître, en dehors de toute dialectique triangulaire. pourhegel, certitude du fils. L'idée comme psychose. Comment dès lors comprendre le passage de l'objectivité à l'idée ? Nous le comprendrons comme un passage de la structure de la névrose à la structure de la psychose. Il y a de la névrose à la psychose un «changement de registre », deux façons de fonctionner tout à fait différentes selon Freud et Lacan. Qu'en dit Freud dans le texte que nous étudions ci-dessus ? Reprenons l'exemple qu'il donne de scène traumatique : « une jeune fille amoureuse de son beau-frère est ébranlée, devant le lit de mort de sa sœur, par l'idée suivante : maintenant il est libre, et il peut t'épouser. Cette scène est aussitôt oubliée, et du même coup est introduit le processus de régression qui conduit aux douleurs hystériques. » Ici, le réel traumatique est une pensée. Cette pensée, dans la mesure où elle est refoulée et que ce refoulement échoue, menant au dédommagement névrotique, reste imprimée dans la mémoire du névrotique. Il est ce que Lacan, dans séminaire intitulé « Du rejet d'un signifiant primordial » appelle « signifiant primitif ». Celui-ci, dans la mesure où il est inconscient, n'est pas su par le patient névrotique ; mais dans la mesure où il est efficace car raison des symptômes, il est signifiant et exerce son efficacité de signifiant. C'est-à-dire que tous les symptômes pointent vers ce signifiant inconscient. Dès lors qu'il est remémoré, explicitement posé par la réflexion du patient « J'ai effectivement pensé cela... », la structure de la névrose – l'objectivité – disparaît et les symptômes avec elle. Ici, le réel est une pensée, mais le réel peut tout aussi bien être un incident. Ce que Lacan explique dans ce texte, c'est que le réel du névrotique est toujours d'emblée un signifiant exerçant un effet de sens. Il ne faut pas concevoir le réel du névrotique comme l'autre de sa mémoire, le réel n'est qu'en tant que déjà imprimé dans celle-ci. Il est ce qui fait fonctionner, comme son cœur, le circuit de la répétition névrotique. L'influence du réel est donc d'abord l'influence d'un signifiant, le signifiant traumatique, réel. Si on veut, on peut appeler ce signifiant signifiant du réel , dans la mesure où il en provient. REPRENDRE TEXTE FRUED SUR PERTE DE REALITE. La psychose désigne la perte pure et simple de ce signifiant du réel : à sa place, elle en met un autre. C'est à dire que le passage de la névrose à la psychose désigne le passage d'un lien entre le réel et le symbolique à son déchirement, à la béance. La première étape de la psychose est donc un tel déchirement : « dans la névrose, c'est au second temps, et pour autant que la réalité n'est pas pleinement réarticulée de façon symbolique dans le monde extérieur, qu'il y a chez le sujet, fuite partielle de la réalité, incapacité d'affronter cette partie de la réalité, secrètement conservée. Dans la psychose au contraire, c'est bel et bein la réalité elle§même qui est d'abord pourvue d'un trou, que viendra ensuite combler le monde fantastique. » Réarticulée dans le monde extérieursignifie posé explicitement, la névrose se guérit par la postion explicite du signifiant. La psychose, il y a perte totale de ce signifiant, ne sera pas retrouvé. En ce sens, la psychose est un réseau de signifiant absolu dans la mesure où le signifiant primordial qui le soutient tout entier n'est pas un signifiant du réel mais un signifiant qui le remplace et comble ce trou par la pièce rapportée du fantasme psychotique. Si maintenant on s'intéresse au texte de la logique correspondant au passage de l'objectivité à l'idée, on lit la chose suivante : « so ist er wesentlich dies, als fürsichseiende Identität von seiner ansichseienden Objektivität unterschieden zu sein und dadurch Äußerlichkeit zu haben, aber in dieser äußerlichen Totalität die selbstbestimmende Identität derselben zu sein. So ist der Begriff nun die Idee. » → le concept comme idée se pose comme différent de son objectivité étante en soi et a ainsi une extériorité. cela signifie qu'il se pose comme différent du signifiant du réel, il se pose ainsi comme névrotique. → mais dans cette totalité extérieure, dans ce signifiant du réel, il est l'identité se déterminant de cette extériorité. que cela signifie-t-il sinon qu'il est lui même ce qui pose, ce qui régit le signifiant du réel, qui dès lors n'est plus un [29]Ibid., p. 227. [30]Ibid., p. 230. signifiant du réel rencontré comme un traumatisme mais un signifiant posé, choisi par le délire ? « Ils aiment leur délire comme eux-mêmes » : dans la mesure où l'analyste constate que le signifiant primitif et ce qui s'y développe chez un sujet provient de lui, que le signifiant primitif qui le domine et vers lequel les symptômes pointe proviennent de lui- même, alorsl e sujet est qualifié de psychotique et non plus de névrotique. En lui, tout rapport au réel est coupé et le signifiant primitif provient de son propre fonds. Ainsi, le passage de l'objectivité à l'idée désigne, au choix : le remplacement dans la chaîne de signifiants de la mémoire du sujet d'un signifiant provenant du réel – le traumatisme – par un signifiant délirant, fantasmatique ; ou la prise de conscience de ce que ce signifiant provenant du réel est déjà un signifiant posé et choisi par le sujet. La seconde hypothèse est plus probable dans la mesure où dans nos analyses précédentes, on s'est rendu compte à de nombreuses reprises de ce que le progrès de la logiqe consistait en ceci que ce face à quoi la pensée se trouve se révèle toujours comme ayant été déjà posé par elle. On peut donc évoquer comme conclusion ceci que pour Hegel, il n'y a pas de signifiant du réel pour le sujet, il n'y a pas de rencontre traumatique qui viendrait s'imprimer dans la mémoire du sujet ; il n'y a que des signifiants du sujet, déjà enchaîné au reste du sujet. Dès lors, le réel du sujet, constitué par un réseau de signifiants sans rapport au réel, est le réel du psychotique. Dans la psychose, le réseau de signifiants perd tout lien avec le signifié, le réseau de signifiants (voir séminaire Lacan) se referme sur lui-même et devient ainsi absolu. L'Idée désigne un tel réseau de signifiants refermé sur lui-même : comme structure employée par l'analyste, il désigne le diagnostic de la psychose. A ce titre, nous voudrions rappeler que la posture de Hegel est une posture scientifique, c'est-à-dire que l'ensemble des structuresd que nous avons décrites jusqu'à maintenant sont construites comme des outils d'analyse. C'est-à-dire que Hegel n'est pas un psychotique (ou un hystérique, voir Zizek, Le plus sublime des hystériques) : il ne s'agit pas de croire en la logique comme un texte qu'on est censés vivre, ou de se le répéter comme un catéchisme scolaire. Ainsi Bourgeois, explique que le philosophe est censé se le répéter. Il ne s'agit pas de se le répéter mais de voir comment on peut l'appliquer. Hegel développe ici ce que Lacan appelera plus tard une technique d'analyse, une praxis. L'idée est l'outil d'analyse premier de la philosophie de l'esprit. Ceux-ci sont appliqués à diverses réalités, dont l'une d'elles, la religion, a retenu notre attention. Dans les Leçons sur la philosophie de la religion, nous lisons que la philosophie toute entière (die ganze Philosophie) n'est rien d'autre que l'étude des déterminations de l'unité ; ainsi la philosophie de la religion est une série consécutive d'unités, toujours l'unité, mais de telle façon que celle-ci est toujours plus déterminée (eine Reihenfolge von Einheiten, immer die Einheit aber so, dass diese immer weiter bestimmt ist). Si la philosophie de la religion est une étude d'une série d'unités, en quoi peut consister cette unité ? Que signifie « unité » dans ce contexte ? Cela doit donc signifier unité d'un complexe de signifiants refermé sur lui-même, unité, qui dans la mesure où elle est crue par le sujet religieux, constitue son réel. Autrement dit, la philosophie de la religion est l'étude d'une série de structures psychoses de plus en plus élaborées. « de plus en plus élaborées » ou ici comme l'écrit Hegel « déterminées », que cela peut-il signifier uploads/Philosophie/ idee-psychose.pdf

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