Présentation de la tâche complexe - Le scénario pédagogique Dans le cadre d’une
Présentation de la tâche complexe - Le scénario pédagogique Dans le cadre d’une émission de radio locale sur les répercussions de la crise et du renouveau de l’industrie du cuir et de la chaussure sur l’emploi et le chômage, vous assumez une des tâches suivantes : 2 présentateurs qui auront pour mission : d’assurer le lancement de l’émission d’organiser de manière cohérente les différents reportages de lancer les reportages d’assurer la gestion du débat de conclure l’émission 4 élèves seront chargés de débattre sur le thème : l’industrie de la chaussure, après avoir contribué à la hausse du chômage durant les années 1980-2000, peut-elle être aujourd’hui créatrice d’emplois ? 4 rôles : un industriel de la chaussure en Dordogne un syndicaliste à la retraite licencié de l’industrie de la chaussure un représentant de la Région qui travaille sur le Pôle cuir de Thiviers un journaliste local spécialiste du chômage en Dordogne Votre travail : lire le dossier documentaire : se partager la lecture des différentes étapes rechercher des arguments pour défendre votre point de vue et critiquer ceux des autres intervenants en réinvestissant les notions du cours faire une conférence de rédaction pour organiser le débat Les autres élèves par groupe de 2 ou 3 réaliseront un billet radio portant sur un des 5 thèmes. Votre travail : lire le dossier documentaire portant sur votre thème trouver un angle pour votre billet écrire un billet radio à plusieurs voix. Ce billet doit réinvestir des notions du cours tout en s’appuyant sur des exemples concrets locaux. Durée : 3 séances d’une heure trente Première séance : lecture du dossier documentaire/ choix de l’angle/ sélection des informations Deuxième séance : écriture Troisième séance : Enregistrement de l’émission radio 3 – Formation et emploi 3-2- Le chômage : des coûts salariaux trop élevés ou une insuffisance de la demande ? Tâche complexe - La crise de l’industrie de la chaussure en Dordogne et ses répercussions sur l’emploi et le chômage Etape 1 - L’industrie de la chaussure en Dordogne jusqu’au début des années 80 Document 1 : Jusque dans les années quatre-vingt, les industries des vêtements et de la chaussure, à l’exception de la haute couture, se caractérisaient par la production de masse de modèles normalisés qui ne changeaient guère d’une saison à l’autre. L’essentiel de la production de matières premières et de produits finis se déroulait relativement près des consommateurs finaux. Aux Etats-Unis et dans de nombreux pays d’Europe, les industries du textile, des vêtements, du cuir et de la chaussure étaient florissantes. Les activités étaient déterminées par l’offre, les cycles de production étaient prévisibles, la base de fournisseurs était généralement régionale et assez stable et on dénombrait deux collections saisonnières (printemps/été et automne/hiver). La vallée de l’Isle, territoire historique des industries de la chaussure et de l’habillement en Dordogne. Une main d’œuvre alors abondante, principalement féminine, rendue disponible grâce à la mécanisation de l’agriculture, a attiré de nombreuses entreprises du secteur dans la période d’après-guerre, pour compter jusqu’à 8 000 emplois à son maximum entre 1968 et 1975. Un nombre d’emploi qui, à la fin des années 1990, ne s’élèvera plus qu’à 2 500, du fait, notamment, de l’ouverture à la concurrence internationale, et à moins de 1000 aujourd’hui. Source : http://www.aquitaine.fr/actions/innovation-et-emploi/economie/l-aquitaine-terre-d-avenir/un-pole-d- excellence-aquitain-du-cuir-et-du-luxe-en-perigord Document 2 : Dans la vallée de l’Isle, Neuvic a toujours été pris en sandwich entre Saint-Astier et Mussidan. Mais c’est de Neuvic qu’a démarré l’industrie de la chaussure qui a fait un temps la fortune de la vallée. « C’est Christian de Beauregard qui a créé en 1892 la première fabrique de basanes en peau de mouton, avant de lancer la première usine de chaussures à Planèze. C’est elle qui a été rachetée en 1902 par Jean Marbot, qui possédait une fabrique de pantoufles à Saint- Astier. » Des sociétés ont par la suite été montées dans la vallée par des anciens de cette usine. Mais c’est surtout le rachat de Marbot par le groupe Bata en 1939 qui a fait entrer cette industrie dans une nouvelle dimension. Jean-Jacques Elias raconte d’ailleurs les travaux d’aménagement qu’il a pu voir. L’entreprise eut jusqu’à 2 000 employés en 1970 et constituait le cœur de la vallée. Les salariés de Bata étaient partout, dans les clubs sportifs, avec sa fanfare et bien sûr dans la vie économique locale : « Nombreux sont ceux qui ont pu construire leur maison en travaillant chez Bata. » Source : Hervé Chassain , La capitale de l’Isle, Sud-Ouest, 03/01/2013 Document 3 : A : «Quand j'étais enfant dans mon village du Ribéracois, chez les paysans on se disait que le jour où il n'y aurait plus de travail avec la terre, on en trouverait toujours à l'usine Bata ». Jacky Varaillon, l'ancien secrétaire départemental de la CGT et aujourd'hui président de l'Institut d'histoire sociale de la Dordogne, se souvient de l'importance de l'usine de chaussures de Neuvic. Elle employa jusqu'à 2 000 personnes, avant d'être progressivement démantelée à la fin des années 1980. Source : Hervé Chassain, L'histoire se répète, Sud-Ouest, 17/12/2009 B : Les liens de Neuvic avec l’industrie de la chaussure avaient débuté en 1892. Au début du XXe siècle, elle employait déjà 400 personnes produisant chaque jour 2 000 paires. C’est à cette époque que le nom de Marbot fut associé à la commune . L’entreprise familiale prospéra, affrétant même des cars pour ramasser les ouvriers des environs. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise tchèque Bata déplaça ses ouvriers dans l’usine Marbot de Neuvic. Les noms de Marbot et Bata étaient désormais associés. Après la guerre, les effectifs ont grossi. De 400 en 1940, ils étaient passés à 1 000 en 1950, pour atteindre 1 800 vers 1974. Source : Pierre-Manuel Réault ,La fin de l’histoire, Sud-Ouest ,26/01/2011 Document 4 : C’est en 1913 que Sicaire Georges, un enfant du pays, décide de créer une manufacture d’articles chaussants à Saint- Astier. Il s’installera dans un ancien moulin et une ancienne filature de laine, au bas de l’actuelle place du lieutenant Manein. Ce sera la marque l’Astérien. Six cent mille paires de chaussures sortaient chaque année de l’entreprise qui employa jusqu’à cent soixante dix personnes. En 1944, un incendie détruit les bâtiments obligeant l’entreprise à se replier à SaintGermain-du-Salembre, sur le site d’une ancienne tannerie. En 1967, l’entreprise deviendra une marque renommée sous l’appellation Aster. A la sortie de la Seconde Guerre mondiale, c’est toute la vallée de l’Isle qui vivra au rythme de l’industrie de la chaussure avant de connaître un inexorable déclin à partir des années quatre-vingt. Aster, après avoir été repris par un groupe Bordelais fermera ses portes en janvier 2009. Source : https://www.chanterac.fr/DocumentsPDF/BS-MUSEE-ARTICLE_01-INTERACTIF.pdf Etape 2 – Un coût du travail élevé conduit à la destruction d’emplois dans le textile Document 1 : Dans les années quatre-vingt-dix, les distributeurs des industries du textile, des vêtements, du cuir et de la chaussure ont commencé à développer leurs gammes de produits. La formule consistant à associer des modèles plus à la mode, la création de marques distinctes et la recherche de coûts de production plus faibles à l’étranger s’est révélée rentable. La forte concurrence a poussé les distributeurs à se regrouper, ce qui a augmenté le pouvoir de négociation des entreprises acheteuses. Les marques et les distributeurs de vêtements et de chaussures ont commencé à déplacer les activités de production à l’étranger et à externaliser les activités manufacturières, en quête d’une main-d’œuvre et de possibilités de production peu coûteuses. Aujourd’hui, la concurrence entre les marques et les distributeurs est plus féroce que jamais, et la plupart des entreprises de vêtements conçoivent et commercialisent leurs produits dans les pays développés, tandis qu’elles sous-traitent la production à des fabricants établis dans des pays en développement. Au cours des vingt-cinq dernières années, le nombre de collections par an a considérablement augmenté, certaines marques de mode présentant jusqu’à 20 collections chaque année. Source : http://www.aquitaine.fr/actions/innovation-et-emploi/economie/l-aquitaine-terre-d-avenir/un-pole-d- excellence-aquitain-du-cuir-et-du-luxe-en-perigord Questions: 1. Comment les entreprises de chaussures organisent –elles leur production aujourd’hui ? 2. Quels en sont les déterminants ? Document 2 : Phil Knight aura la vision extraordinaire de penser à l’externalisation de la fabrication des articles. Pour Adidas, les produits sont manufacturés dans des pays développés, le coût de la main-d’œuvre est donc élevé. Phil Knight est alors convaincu de pouvoir s’imposer sur le marché avec des articles de sport fabriqués dans des pays où la main d’œuvre est bon marché. Etant donné que les deux fondateurs de Nike ont déjà tissé une relation de collaboration avec des opérateurs économiques du Japon, ils ont choisi le pays du Soleil levant pour leur première expérience de délocalisation. Avec un investissement initial de 1000 dollars, la firme commence à importer des chaussures de haute qualité fabriquées par l’entreprise japonaise Onitsuka Tiger. Au début des années 1970, Nike (alors appelée BRS) commence à concevoir ses propres gammes de chaussures, fabriquées par des sous-traitants japonais, notamment Nippon Rubber et Nippon uploads/Industriel/ tache-complexe-chomage-dordogne.pdf
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- Publié le Mai 30, 2021
- Catégorie Industry / Industr...
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