1 CONCEPTION GRAPHIQUE : MARCLAFON-DESIGN.FR « FANTASTIQUE » « FANTASTIQUE » Wi

1 CONCEPTION GRAPHIQUE : MARCLAFON-DESIGN.FR « FANTASTIQUE » « FANTASTIQUE » William S. Burroug hs William S. Burroug hs 2 3 DiSTRiBUTiON CAPRICCI FILMS 103 rue Sainte Catherine 33000 Bordeaux 05 35 54 51 92 contact@capricci.fr www.capricci.fr PROGRAMMATiON LES BOOKMAKERS 16 rue Notre-Dame-de-Lorette 75009 Paris 01 84 25 95 63 contact@les-bookmakers.com www.les-bookmakers.com presse ADÈLE ALBRESPY 06 78 37 07 36 adele.albrespy@capricci.fr MAtériel presse et photos téléchArgeAbles sur www.capricci.fr www.les-bookmakers.com S CA N N E RS Stephen LAck Jennifer O’Neill PAtrick McGoohAn LAwrence DAne MichAel ironside 1981 – Canada – 1h43 – 1.77 – 5.1 présente en sAlle le 19 Août 2020 4 5 SYNOPSIS 8 ENTRETIEN AVEC DAVID CRONENBERG PAR SERGE GRUNBERG 12 FICHES ARTISTIQUE ET TECHNIQUE 18 DAVID CRONENBERG, BIOGRAPHIE ET FILMOGRAPHIE 19 LINE-UP CAPRICCI 22 6 7 9 8 SY NOP S I S Cameron Vale est un télépathe qui vit en marge de la société. Repéré par la ConSec, société secrète qui mène des recherches sur ce type d’individus nommés “scanners”, il apprend auprès du Docteur Ruth à domestiquer son pouvoir. Cameron est alors chargé de localiser Daryl Revok, un scanner qui organise à échelle industrielle un trafic d’Ephémérol : une substance chimique dangereuse destiné aux femmes enceintes… 10 11 13 12 Entretien avec David Cronenberg PA R S E RG E G RU N B E RG SG : Il y a beaucoup d’idées que vous avez abandonnées et dont vous vous êtes servi plus tard. Il y en a d’autres qui sont très proches de Burroughs et du Festin Nu. Il y a aussi des coupures de presse qui montrent que ce fut un grand succès au box-office. DC : Oui, numéro un. Mon premier numéro un au box-office. SG : Scanners est vraiment un film intéressant, vu sous cet angle. Je sais qu’il vous arrive de dire que ce fut votre film le plus commercial, mais en même temps, il reste très proche de votre imagerie. DC : C’est vrai… Mais je n’ai d’ailleurs jamais eu l’impression de me trahir. C’est uniquement parce que c’était une sorte de film-concept, comme, je le suppose, mes trois ou quatre premiers films. Ce que j’appelle un « film-concept », c’est un film qu’on peut décrire en une phrase, et qui est donc censé posséder un grand attrait commercial. Vous savez, une phrase du type « Guerre entre deux groupes de télé- pathes » ou « Télépathes », ou encore « Guerre télépathique »… SG : Ah oui, avant que j’oublie d’en parler… Il y a quelques lignes où vous définissez les personnages et d’autres aspects du film… Certaines semblent sorties de Blade Runner qui est sorti deux ans plus tard. C’est évident. DC : Vraiment ? SG : Quelqu’un qui engage un tueur professionnel pour tuer des télépathes… DC : C’est vrai, c’est vrai… Mais vous savez, une fois de plus, le temps était venu d’écrire un autre film. Je crois que Pierre David m’a téléphoné, comme d’habitude – c’est ainsi que ça se passait, en ce temps-là. Il m’a dit : « Ecoute, l’automne approche, et l’argent des avocats, des médecins et des dentistes ne cesse de rentrer dans nos caisses parce qu’ils réalisent qu’il va leur falloir rédiger leur déclaration de revenus et qu’il leur faut des exonérations fiscales. » - dans ce temps-là, on pouvait bénéficier d’exonérations fiscales en investissant dans le cinéma. – « On doit commencer le tournage dans deux ou trois semaines. As-tu quelque chose sous le coude ? » Je lui ai répondu : « Eh bien, je vais venir à Montréal et je te soumettrai deux ou trois idées. » Je me suis donc rendu à l’aéroport mais le vol avait été annulé parce qu’un satel- lite russe venait de pénétrer dans l’atmosphère et commençait à se désintégrer. Tout le monde flippait parce qu’on avait avancé la thèse qu’il pouvait tomber sur le Canada ou percuter un avion dans sa chute ; aussi, tous les vols avaient été annulés. J’ai donc enfour- ché ma moto Guzzi, et j’ai foncé vers Montréal. En fait, ça m’arrivait assez souvent ; lors du tournage de Frissons je faisais l’aller-retour tous les week-ends sur ma Ducati 750cc, qu’il pleuve ou qu’il vente. A l’époque, j’étais un fan absolu de motos italiennes. Je me suis donc dit : « Rien à foutre ! C’est pas leur satellite qui va m’empêcher d’y aller. » Je me souviens donc avoir rejoint Pierre à la terrasse d’un café où je lui ai résumé deux ou trois idées de film ; ensuite je lui ai demandé : « Laquelle préfères-tu ? » Il a choisi Scanners qui ne s’appelait pas encore Scanners à l’époque ; je n’avais pas encore trouvé de titre pour mes synopsis. Je ne me souviens pas bien du titre que je voulais… quelque chose comme « Les Télépathes ». SG : Je crois avoir vu un projet appelé « The Sensitives ». DC : Exactement ! Je l’avais appelé « The Sensitives ». C’était un titre de travail que je savais ne pas être très bon, parce que trop mièvre. Et je me souviens parfaitement que, lorsque j’ai enfin trouvé le titre « Scanners », j’étais très exalté parce que je trouvais ça très fort. SG : Vous aviez raison ! DC : C’est vrai. L’idée d’une guerre de télépathes a tout de suite séduit Pierre qui était très versé dans le « film-concept » ; on a fini par le surnommer « Pierre Hollywood ». Mais s’il est une chose qu’on ne pouvait pas lui retirer, c’est son enthousiasme. Une fois l’idée accep- tée, comme l’argent était là, il a effectivement dit : « D’accord ! On com- mence le tournage dans trois semaines ! » SG : Aviez-vous déjà en tête la relation entre les télépathes et l’ephemerol, ce médicament expérimental ? 15 14 DC : Je ne m’en souviens plus. Probablement pas ; je ne pense pas être déjà allé aussi loin. J’en étais juste au stade où on fait le pitch de deux ou trois idées et où on ne se perd pas dans les détails… […] Il n’y avait que l’idée de raconter une histoire de télépathes. Je savais pourtant que ces télépathes auraient, d’une façon ou d’une autre, été créés arti- ficiellement. J’ai fait quelques recherches – je pense que je les ai faites après – sur les phénomènes parapsychologiques, et je peux vous dire que je n’y crois absolument pas. J’ai encore quelques bouquins dans mon grenier, des ouvrages russes sur la parapsychologie. SG : Ça a beaucoup passionné les Russes, à une époque. DC : Ils ont fait des milliers d’expériences qui se sont toutes soldées par des échecs complets. Et moi, par pure perversité, je voulais que ces té- lépathes aient été créés artificiellement, tout en ne voulant pas que ce soit relié à des expériences militaires avec tout le bla-bla de circons- tance… Et soudain je me suis souvenu de la thalidomide1 et j’ai pro- gressé. J’avais l’idée d’un accident génétique avec ses répercussions. Il se peut même que j’aie été influencé par le film Blue Sunshine2 ; en avez-vous entendu parler ? Ça parlait d’une très mauvaise livraison d’acide lysergique qui, dix ou vingt ans plus tard, provoquait des ac- cès de violence psychotique chez les anciens utilisateurs. Le gimmick du film n’était pas mauvais, dans le genre : soudain, des gens qui se comportaient de façon tout à fait normale, devenaient complètement fous et assassinaient les gens autour d’eux. Il est possible que le film soit de Zalman King [qui n’était que l’acteur principal] ; vous savez, le King qui a fait Wild Orchid3 ; aujourd’hui, il ne fait que du porno soft. Je crois qu’il ne fait plus que ça. En tout cas, je crois que le film a dû avoir une influence sur moi, même si c’est la thalidomide qui reste l’élément primordial. Et, comme pour Fast Company, je me suis remis à écrire le script pendant le tournage. C’était une histoire très complexe, avec beaucoup d’effets spéciaux ; ça a été le tournage le plus difficile que j’aie jamais vécu. Ça tenait à vingt raison raisons différentes : 1 Un médicament des années cinquante, destiné aux femmes enceintes, qui provoquait de très graves déformations des nouveau-nés et qui donna lieu à un énorme scandale partout en Occident. 2 Film de 1976, écrit et réalisé par Jeff Lieberman ; des adolescents pratiquent des expériences dangereuses avec des drogues hallucinogènes. 3 1990. Film érotique avec Mickey Rourke. En fait Zalman-King est l’acteur principal et non le réalisateur de Blue Sunshine. Il a par contre bien réalisé Wild Orchid, film érotique avec Mickey Rourke, en 1990. mes rapports avec Patrick McGoohan, mes rapports avec Jennifer O’Neill, plus l’écriture… Pour compléter le tableau, il faisait un froid de canard à Montréal ; je crois n’avoir jamais eu aussi froid de ma vie. Il ne neigeait pas, mais il y avait un froid humide et nous tournions, comme presque toujours au Canada, sans vrai uploads/Industriel/ dp-scanners-web.pdf

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