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Pieds-Noirs 1 Pieds-Noirs Des informations de cet article ou section devraient être mieux reliées aux sources mentionnées dans la bibliographie ou en liens externes. Améliorez sa vérifiabilité en les associant par des références. Pour les articles homonymes, voir Pieds-Noirs (homonymie). Pieds-Noirs Débarquement de Sidi-Ferruch, le 14 juin 1830 Populations significatives par régions Population totale 2 000 000[réf. nécessaire] Autres Régions d’origine Europe Langues Français, pataouète Alsacien, arabe algérien, lorrain, corse, espagnol, catalan, maltais, italien, allemand, anglais, flamand, kabyle Religions Catholicisme, judaïsme, protestantisme Ethnies liées Européens : Français, Espagnol, Anglo-Maltais, Italien, Allemand, Suisse, Anglais, Belge Le nom de Pieds-Noirs désigne de manière familière des Français soit originaires d'Algérie, soit de souche européenne installés en Afrique française du Nord jusqu'à l'indépendance, c'est-à-dire : • jusqu'en mars 1956, pour les protectorats français de Tunisie et du Maroc ; • jusqu'en juillet 1962 pour l'Algérie française. Pieds-Noirs 2 Définitions de « Pied-Noir » Vue de la colonie de La Calle, chef-lieu de la Compagnie Royale d'Afrique sur la côte de la barbarie. 1788. Deux définitions qui s'opposent de « pied-noir » indiquent assez bien l'imprécision de ce terme. D'après le Larousse, « pied-noir » (et « pieds-noirs ») est un nom et un adjectif qui signifie « Français d'origine européenne installé en Afrique du Nord jusqu'à l'époque de l'indépendance.[1] » D'après le Grand Robert de la langue française, « pied-noir » est un nom masculin, dont le sens moderne, apparu vers 1955, est : « Français vivant en Algérie (et considérant l'Algérie française comme sa patrie) ; puis Français originaire d'Algérie. Les pieds-noirs rapatriés - Au féminin Une pied-noir (rare : Une pied-noire)[2]. » Le seul groupe commun aux deux définitions est celui des Français d'Algérie descendants d'émigrants européens, et « rapatriés » dans les années 1960. L'exclusion, par l'une ou l'autre définition, des rapatriés du Maroc et de Tunisie, ou des Juifs sépharades et des descendants d'autochtones de citoyenneté française « rapatriés » d'Algérie, reflète l'attitude d'acceptation ou de refus de l'expression « pied-noir » par les membres de ces groupes. Ainsi, selon Hubert Hannoun, écrivain, « l'expression de pieds-noirs ne peut être employée pour désigner les Juifs originaires d'Algérie. Les pieds-noirs sont les descendants de tous les Européens — majoritairement français — qui, à partir de 1830, se sont installés en Algérie pour en faire une colonie de peuplement. Les Juifs, eux, sont présents dans le pays dès le IIe ou IIIe siècle, donc bien avant les Français, les Turcs et les Arabes. Leur histoire n'est pas celle des pieds-noirs[3]. » D'autre part, les deux définitions n'ont pas la même extension temporelle : le Robert réserve l'appellation aux personnes contemporaines de la Guerre et du départ d'Algérie, alors que Larousse semble lui donner une valeur rétroactive. Dès lors, selon la définition du Larousse, les colons installés dès 1560 dans les « possessions françaises sur la côte septentrionale de l'Afrique », telles que le Bastion de France et La Calle, sont considérés comme des pieds-noirs qui s'ignoraient. L'origine de l'expression a plusieurs hypothèses : • Elle pourrait venir de la coloration des pieds des viticulteurs lors du foulage du raisin, alors que de nombreux Français d'Algérie vivaient de la production de vin ; • Une bande de jeunes Français du Maroc, amateurs de cinéma américain, se seraient eux-mêmes baptisés « pieds-noirs » en référence à la tribu amérindienne. L'expression aurait ensuite franchi la frontière algéro-marocaine vers 1955[4]. Distinctions Usage Le terme « pied-noir » étant d'origine incertaine, son usage courant est donc générique et imprécis. Il convient donc d'établir des distinctions pour en apprécier la portée. D'une part, certains membres de cette communauté considèrent l'appellation « pied-noir » comme péjorative, voire offensante, et lui préfèrent la dénomination, plus formelle, de « Français d'Algérie », beaucoup plus conforme à la réalité. D'ailleurs, beaucoup d'entre eux ont sur leur numéro INSEE : leur numéro de département de naissance : 91 Alger, 92 Oran, 93 Constantine, 94 Territoires du Sud et se sentent Algériens de terre et Français de nationalité. Pieds-Noirs 3 D'autre part, de nombreux Juifs d'Algérie ne se considèrent pas comme « Pieds-noirs »[5],[6]. Ainsi, Patrick Bruel et Éric Zemmour, par exemple, se définissent eux-mêmes comme « juifs berbères » et considèrent le terme pieds-noirs comme inexact en ce qui concerne leur famille présente en Algérie bien avant l'arrivée des Français et même de l'islam[7],[8]. Au contraire, en 1987 l'emblématique Enrico Macias, dont le patronyme réel est Ghanassia, affirme que[9] « les Pieds-Noirs c'est pas seulement les catholiques, c'est aussi les musulmans et les israélites », car selon lui « toutes ces communautés forment la communauté nord-africaine ». Rapatriés d'Algérie et Pieds-Noirs Les historiens distinguent trois grands groupes sociaux constituant les rapatriés d'Algérie[10] : • les Européens rapatriés d'Algérie: communément appelés Pieds-Noirs, ils sont de loin les plus nombreux. En 1962, environ 800 000 Pieds-Noirs quittent l'Algérie dont 512 000 entre le mois de mai et le mois d'août. • les Juifs rapatriés d'Algérie: souvent associés aux Pieds-Noirs, estimés a 120 000 en 1962, environ 110 000 s'installent en France en 1962. • les Français musulmans rapatriés (FMR), aussi appelés FSNA (Français de souche nord-africaine) avant l'indépendance, puis souvent englobé sous le terme générique de "harkis", ils sont constitués de plusieurs groupes différents: anciens membres des forces supplétives (Harkis, Moghaznis, GMS…), militaires engagés ou appelés au côté de l'armée française et élites francisées (hauts fonctionnaires, membres du "double collège", députés, sénateurs…) . Ils sont au nombre de 138 458 au recensement de 1968. Dans l'usage courant « pied-noir » est un quasi-synonyme de « rapatrié d'Algérie ». « Rapatrié » fait référence à un statut administratif qui a concerné, à partir de 1962, les « Français d'Algérie » originaires des départements français d'Algérie et du Sahara au moment de l'indépendance de ces deux entités le 5 juillet 1962. Parmi les rapatriés d'Algérie, qui étaient tous de nationalité française, sont englobés la majorité des « Européens » et des juifs séfarades et un nombre limité de « musulmans » (arabes et berbères), plus souvent désignés par le terme générique de harkis, c'est-à-dire ceux des militaires, anciens supplétifs de l'armée française, et leurs familles qui ont pu trouver asile en métropole. La différence de statut civique entre « Européen » et « harki » fait que le second n'est que supplétif de l'armée française (contractuel) et non membre à part entière de l'armée française. Il est à noter que quelques milliers de musulmans étaient citoyens de droit commun et ont donc conservé automatiquement leur nationalité française en 1962 (essentiellement des militaires, des caïds comme la famille du recteur actuel de la mosquée de Paris Dalil Boubakeur ou les parents de Yazid Sabeg, commissaire français à la diversité). La majorité des musulmans, citoyens de droit local, ont perdu leur nationalité française en 1962. Les « Européens » rapatriés sont de culture chrétienne ou juive, ils sont d'origine française (en provenance de toutes les régions de la métropole mais en particulier d'Alsace et de Lorraine[11]) ou étrangère. La proportion d'étrangers monte en 1886 à 49 % des Européens d'Algérie, pour décroître après la loi sur les naturalisations du 26 juin 1889. En 1884, on recense un peu plus de 48 % d'étrangers parmi les 376 772 Européens, avec des différences notables selon les départements : 40 % dans le département d'Alger (56 751 étrangers et 84 816 Français), plus de 59 % dans le département d'Oran (84 881 étrangers et 58 085 Français — la proportion monte à 68 % pour la seule ville d'Oran), 43 % dans celui de Constantine (39 722 étrangers et 52 517 Français)[12] (principalement d’Espagne mais aussi de Malte, d’Italie, d’Allemagne de Suisse et d'Angleterre). Les motifs d'installation en Algérie des colons sont variés, attrait pour les concessions, incitation et facilité d'installation par les autorités françaises (en particulier Alsaciens-Lorrains, Allemands et Suisses), élévation du niveau de vie (Maltais), fuite de la guerre civile (guerres de succession d'Espagne 1833-1840 — à laquelle la France prend part — 1846-1849, 1872-1876, guerre d'Espagne 1936-1939), déportation des résistants au coup d'État du 2 décembre 1851 sous Napoléon III) ou annexion du territoire (Anglo-Maltais, Alsaciens et Lorrains suite à la guerre franco-prussienne de 1870). La politique d'assimilation de la France en Algérie se traduit par la naturalisation des étrangers suite au décret Crémieux de 1870 et loi du 26 juin 1889, les colons détenaient 90 % des meilleures terres agricoles (région d'Alger, Tiaret, Oran, etc.) dans l’arrondissement d’Aïn Temouchent par exemple, les Européens, soit 15 % de la population, possédaient plus de Pieds-Noirs 4 65 % de l'ensemble des terres agricoles [13]. Différences de statut entre les départements français d'Algérie-Sahara et protectorats de Tunisie-Maroc La fin du protectorat français de Tunisie (1881-1956) et du protectorat français du Maroc (1912-1956) a entraîné en 1956 le rapatriement des Français de souche européenne. Ces deux pays étaient placés sous protectorat et ne relevaient pas du statut de colonie, alors que l'Algérie fait, de 1848 à 1962, partie intégrante du territoire national français. Durant l'intervalle compris entre 1830 et 1848, la conquête uploads/Geographie/ index-pieds-noirs-pdf.pdf

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