Objectifs de ce thème : 1. Savoirs : Maîtriser la notion de PIB (rappel de prem
Objectifs de ce thème : 1. Savoirs : Maîtriser la notion de PIB (rappel de première) 2. Distinguez les forces et les faiblesses du PIB 3. Travaillez sur la problématique Pour vous aider réinvestissez les étapes de la méthodologie de la dissertation accessible : cliquez ici Etape 1 – Travail sur l’intitulé du sujet et élaboration d’une ébauche de problématique : une heure Travail sur l’intitulé du sujet : Les indications complémentaires du programme de terminale indiquent : En s'appuyant sur le programme de première, on s'interrogera sur l'intérêt et les limites du PIB. L’intitulé du sujet : Le PIB, un indicateur pertinent et suffisant pour mesurer la croissance et le bien être ? Recherchez les trois types de termes qui permettent de cadrer le sujet : 1. Ceux indiquant la nature du travail à faire qui vous conduisent à cerner le type de sujet 2. Ceux délimitant le domaine de connaissances à définir et à mobiliser 3. Ceux délimitant le champs spatio-temporel A partir du travail opéré sur l’intitulé du sujet et en vous aidant des documents ci- dessous, proposez deux problématiques alternatives qui préconisent des destins différents au PIB Document 1 : Chaque acteur économique, ménages, entreprises, État, voit « sa croissance » dans la croissance du PIB et tous souhaitent qu’elle soit forte et continue. Certains cependant, dont des prix Nobel d’économie, dénoncent ce fétichisme en raison des limites des ressources naturelles et d’une décorélation constatée entre bien être et croissance. Le PIB est au coeur de cette controverse, pourtant le PIB n’est en soi ni un bon ni un mauvais indicateur. Il existe seulement des usages pertinents ou non pertinents du PIB. Encore faut-il identifier ces usages, Science économique I – Croissance, fluctuations et crises Acquis de première: production marchande et non marchande, valeur ajoutée 1- 1 – Quelles sont les sources de la croissance économique ? Thème 111 – Le PIB, un indicateur pertinent et suffisant pour mesurer la croissance et le bien être ? comprendre à travers quels ressorts le PIB y a pris place, en dénombrer les acteurs et les utilisateurs, et, parallèlement, comprendre les limites du PIB et s’interroger sur l’existence d’indicateurs alternatifs plus pertinents. Source : Les usages du PIB. Tome 1. Pierre Lachaize - Julien Morel, Rapport final-Les usages du PIB - The Shift Project Document 2 : Depuis plus de soixante ans, la croissance économique, évaluée à l’aide du produit intérieur brut (PIB), constitue un objectif central dans l’élaboration des politiques socioéconomiques en Occident. Créés au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, les systèmes de comptabilité nationale – dont le PIB est l’indicateur-phare – ont été façonnés aux fins de répondre à un urgent besoin de reconstruction et de bâtir une nouvelle image de puissance nationale (Fourquet 1980). Depuis lors, le PIB s’est érigé en balise incontournable dans la prise décision. Au long des Trente Glorieuses (1945-1975), l’objectif de croissance s’est trouvé légitimé par une large acceptation du lien entre progrès social et accroissement de la production faisant l’objet d’un échange marchand. Cette vision du progrès s’inscrivait dans des pactes sociaux qui institutionnalisaient le partage systématique des fruits de la croissance entre travail et capital. Aujourd’hui toutefois, les impacts environnementaux et sociaux de soixante ans de croissance ont conduit à un tournant historique : il n’apparaît plus possible de maintenir, en l’état, la croissance économique comme finalité sociétale ultime. Il n’est plus pertinent non plus de conserver le PIB comme référence majeure dans les politiques socioéconomiques. Le PIB n’a pas été en mesure de saisir correctement des enjeux liés à la qualité et à la soutenabilité des modes de vie des personnes et des sociétés. Il n’a pas non plus été apte à mettre en garde contre la montée de différents facteurs de crise, comme l’a montré l’éclatement des récentes crises financière et économique.(…) Il est de plus en plus largement accepté que tout choix de mesure est implicitement normatif. « Ce que l’on mesure a une incidence sur ce que l’on fait ; or, si les mesures sont défectueuses, les décisions peuvent être inadaptées » (Stiglitz et al. 2009, p.7). Allant un pas plus loin, nous pensons que la manière dont on mesure est tout aussi cruciale dans la construction de la représentation du « progrès » et dans l’orientation des décisions et des comportements collectifs et individuels. Pourtant, les fondements et les impacts de ce que nous mesurons et de la manière dont nous le mesurons sont trop souvent occultés derrière des considérations d’ordre méthodologique Source : Indicateurs alternatifs au PIB : Au-delà des nombres, Thiry Géraldine, 2010, Émulations, vol. , n° 8. Document 3 : Il y a probablement un aspect positif dans le ralentissement économique actuel : la crise a fait émerger ce que l’économiste Joseph Schumpeter appelait la“destruction créatrice”, c’est-à-dire la disparition de structures économiques dépassées et leur remplacement par de nouvelles, mieux adaptées. La destruction créatrice peut également s’appliquer aux concepts économiques. Et la crise actuelle fournit une excellente occasion de se débarrasser de l’un d’entre eux, qui a perdu depuis longtemps sa pertinence : le produit intérieur brut (PIB). Le PIB est l’un des instruments de mesure du revenu national de notre pays, de la richesse produite par ses habitants, mais c’est un indicateur extrêmement imprécis de la santé de l’économie. Il devrait rejoindre le fouet des cochers et le magnétoscope dans les poubelles de l’Histoire. (….) En 1934, dans le tout premier rapport sur le revenu national présenté au Congrès, l’économiste Simon Kuznets soulignait que “le bien-être d’un pays peut […] difficilement être inféré de la mesure du revenu national”. Tout comme la crise actuelle nous donne l’occasion de mettre un terme à cette économie née à l’époque où le pétrole était abondant et bon marché – une économie qui se moque de la nature et croit aux vertus du “toujours plus” –, nous pourrions également en profiter pour écouter la sage mise en garde de Kuznets. Nous sommes au fond d’un trou économique et, alors que nous nous efforçons d’en sortir, ce n’est pas d’un simple calcul de la quantité d’argent qui nous passe entre les mains chaque trimestre que nous avons besoin. Source : Eric Zencey, Pour en finir avec le PIB, The New York Times, 02/09/2009, Pour en finir avec le PIB | repris in Courrier international Elaborer une ébauche de plan qui corresponde à la problématique que vous avez finalement retenue uploads/Finance/ theme-111-etape-1-la-problematique-le-pib-un-indicateur-pertinent-et-suffisant-pour-mesurer-la-croissance-et-le-bien-etre.pdf
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- Publié le Sep 20, 2021
- Catégorie Business / Finance
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