6 3 التقتصاد العام والصحصاء شعبة العلوم التقتصادية والتدبير : مسلك العلوم التقت

6 3 التقتصاد العام والصحصاء شعبة العلوم التقتصادية والتدبير : مسلك العلوم التقتصادية NS52 الصفحة 1 1 * L’utilisation de la machine à calculer non programmable est autorisée. * 0,5 point de la note sur 20 est réservé à la présentation de la copie (évitez les ratures et les surcharges et mentionnez le numéro du dossier puis celui de la question). DOSSIER I : DYNAMIQUE DE L’INVESTISSEMENT PUBLIC ET INSUFFISANCE DE L’EPARGNE DOCUMENT 1 Céréales : Une hausse des prix en septembre ? Le prix du blé a plus que doublé depuis fin juin 2010, se rapprochant de son plus haut niveau historique de 300 euros par tonne, atteint en 2008. Cette flambée est due globalement à plusieurs facteurs. Il s'agit en premier lieu des perturbations climatiques qui ont touché cinq des huit principaux pays exportateurs de blé. On note surtout les inondations exceptionnelles qui ont touché l'Australie, la sécheresse sans précédent qui a obligé la Russie (troisième exportateur mondial) à renoncer pendant un an à exporter sa production en blé. S’y ajoute la baisse de l’ordre de 20% de la production dans des pays comme la France et le Canada qui accentue les inquiétudes du marché. Ainsi, la production mondiale est évaluée à 23 millions de tonnes de moins. Face à cette situation, l’Egypte vient d’importer 240 000 tonnes, à un prix supérieur à 280 dollars. La conjugaison de tous ces facteurs se traduit déjà par une forte demande et une tendance de révisions des prix à la hausse. Sources : l’Économiste du 11.08.2010 et le Matin du 19.01.2011 DOCUMENT 2 Les risques d’inflation importée se précisent La flambée des cours des matières premières à l’international se confirme et les tendances à la hausse ne semblent pas s’atténuer. Tout laisse croire que cette évolution devrait se poursuivre durant les mois à venir, surtout avec la crise égyptienne qui a fait grimper le cours du pétrole à plus de 100 dollars le baril et qui dit prix du brut, dit effet d’entrainement sur tous les autres produits. Le Maroc sera impacté directement par cette situation car c’est un importateur net d’hydrocarbures et de produits alimentaires. Certaines analyses estiment que « tout au long de 2011, l’inflation, en glissement annuel continuerait à être volatile, compte tenu du poids encore important du segment alimentaire dans la composition de l’indice des prix à la consommation (IPC). L’inflation pourrait même passer par quelques pics au-delà de 3%, dépassant ainsi le taux prévu de 2% dans la loi des finances 2011 ». On se demande alors si le budget alloué à la compensation pourrait maintenir la progression des prix. Voulant privilégier la paix sociale, le gouvernement pourrait sacrifier certains postes budgétaires, notamment de fonctionnement ou d’investissement pour alimenter la compensation. Mais la compensation ne touche que trois produits (pétrole, blé et sucre) alors que le panier de la ménagère englobe une centaine. Donc, une surchauffe des prix à la consommation est fort probable. Source : Finances News Hebdo du 03.02.2011 DOCUMENT 3 La question de l’emploi continue à tourmenter les esprits. Et pour cause, la crise internationale a mis à rude épreuve les économies qui ont généré ces dernières années une croissance sans emploi. Sur le plan mondial, le taux de chômage est de 6,2% et 12,6% des jeunes sont au chômage, soit un effectif de 77,7 millions en 2010. Au Maroc, le taux de chômage des jeunes est de 17,6% à fin septembre 2010. Le taux de chômage national est de 9% et 62% des chômeurs sont situés dans la catégorie de 15 à 29 ans. Ces chiffres inquiétants sont le fruit de facteurs démographiques et d’un taux de croissance faible. Source : Finances News Hebdo du 03.02.2011 – التمتحان الوطني الموحد للبكالوريا الدورة العادية2011 – الموضوع- : تمادة التقتصاد العام والصحصاء - شعبة العلوم التقتصادية والتدبير : مسلك العلوم التقتصادية NS52الصفحة 5 5 LE REVENU NATIONAL BRUT DISPONIBLE ET SON AFFECTATION (base 1998) en millions de dirhams courants Eléments 2007 2008 2009 Produit Intérieur Brut (PIB) 616 254 688 843 …?... Revenus et transferts nets de l’extérieur 55 367 56 307 43 492 Revenu national brut disponible (RNBD) 671 621 745 150 779 698 Epargne nationale brute (ENB) 199 379 226 623 228 061 Source : Rapport Bank Al Maghrib, Exercice 2009 DOCUMENT 4 Alerte, l'épargne couvre de moins en moins les investissements Le dilemme dans lequel se trouve l’économie marocaine est le suivant: la dynamique d’investissement à l’œuvre depuis une dizaine d’années est sans doute, avec la consommation des ménages, un des moteurs puissants qui ont porté la croissance économique, mais cette dynamique est désormais confrontée à un problème de financement. Le besoin de financement provient de l'écart entre l'épargne nationale et les investissements engagés. L'importance croissante de cet écart s'explique des deux côtés. Côté épargne, la situation de crise induit une baisse de l'épargne publique et aussi un rétrécissement des revenus des ménages et donc de l'épargne privée. Par ailleurs, une très grosse part du revenu national brut disponible est aspirée par la consommation finale nationale. En 2009, la consommation finale a absorbé 70,75% du RNBD. Il ne reste donc que 29,25% de ce revenu disponible pour l’épargne, c’est cette épargne qui doit financer l’investissement. Enfin, les aides familiales provenant des transferts des marocains résidents à l’étranger (MRE) et les recettes touristiques ayant connu une réduction sinon une stagnation depuis 2008. Côté investissement, l'Etat, depuis le début des années 2000, s'est progressivement lancé dans des programmes de plus en plus importants et structurants, effort qu'il a volontairement poursuivi depuis 2007 pour contrebalancer les effets négatifs de la crise internationale. Evolution de l'épargne et de l'investissement en % du PIB Sources : La Vie Economique du 19.07.2010 et du 14.02.2011 DOCUMENT 5 Epargne / investissement : Un déséquilibre très prononcé – التمتحان الوطني الموحد للبكالوريا الدورة العادية2011 – الموضوع- : تمادة التقتصاد العام والصحصاء - شعبة العلوم التقتصادية والتدبير : مسلك العلوم التقتصادية NS52الصفحة 5 5 Le renforcement de l'épargne à long terme est le seul mécanisme apte à remédier à la sous-liquidité bancaire au Maroc. À rappeler que le Maroc s'est engagé dans différents projets de mise à niveau (Plan Maroc Vert, Pacte national pour l'émergence industrielle, Vision 2020, autoroutes,…) et les besoins de financement ne pourraient être que grandissants (300 milliards de DH), d’où la nécessité d’une meilleure mobilisation de l'épargne. Or, les plans d'épargne restent inatractifs sur le plan fiscal. Le type d'épargne mobilisé est incompatible avec le financement de projets étalés sur le long terme (10 à 20 ans). 70% de l'épargne au Maroc sont constitués de placements liquides à court terme qui ne permettent pas le financement d'investissements structurants. Les mesures mises en place par le gouverneur de Bank Al-Maghrib (BAM) pour remédier à cette problématique de la sous-liquidité bancaire, comme la baisse du taux de la réserve monétaire à 6% ou encore le maintien du taux directeur à 3,25%, sont plus des réponses conjoncturelles et ne constituent pas des solutions à long terme. D'autres mesures pourraient donc être envisagées afin d'encourager l'épargne à long terme. La première est de veiller à une rémunération réelle positive et intéressante de la petite épargne. Les taux créditeurs servis sont aujourd'hui faibles et non incitatifs pour la petite épargne. La seconde mesure consiste à développer des Plans d'Épargne Organisés (PEO) s'adressant à des classes socio- professionnelles larges et, par conséquent, offrant des taux de rémunération croissants en fonction de la durée de blocage des fonds (plan d'épargne-logement, plan d'épargne-actions, plan d'épargne-éducation) qui sont exonérés selon la loi des finances 2011. Enfin, une meilleure mobilisation de l'épargne étrangère serait également la bienvenue, mais cela nécessite aussi une politique de change souple et adaptable. Source : Finances News Hebdo du 16.12.2010 DOCUMENT 6 Faut-il limiter l'investissement public pour contenir le déficit ? Le gouvernement a annoncé le maintien de la dynamique d'investissement, est-ce à dire qu'il sera en hausse encore une fois ? C’est au regard de cette situation que surgit l’interrogation à propos du rythme de progression de l’investissement. Le gouvernement lui-même, à travers son ministre des finances, a régulièrement réaffirmé la nécessité de revenir à un déficit inférieur à celui prévu pour cet exercice (- 4 % en 2010 et -3,5 % en 2011), gage de maîtrise de l’endettement. «Il faudrait sans doute marquer une pause dans l’effort d’investissement budgétaire, si l’on ne veut pas entrer dans un cycle de déficits qui fera remonter le niveau de la dette de l’Etat». Evolution des données budgétaires au Maroc (en millions de dirhams) Rubriques 2008 2009 2010 2011 Taux de variation en % (2011 par rapport à 2008) Dépenses de fonctionnement 124 294 150 873 136 913 151 994 22,28 Dépenses de la dette 47 923 57 779 38 238 36 534 -23,76 Dépenses d’investissement 36 178 45 155 53 785 53 859 48,87 Solde ordinaire (épargne publique) 2 777 8 565 9 274 6 097 +119,55 Sources : la Vie Economique du 06.09.2010 et les lois des Finances TRAVAIL A FAIRE : (12,75) – التمتحان الوطني الموحد للبكالوريا الدورة العادية2011 – uploads/Finance/ sujet-examen-national-2011-egs.pdf

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  • Publié le Jan 21, 2022
  • Catégorie Business / Finance
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