Les problèmes de traduction Les problèmes de traduction du français moderne, du

Les problèmes de traduction Les problèmes de traduction du français moderne, du français familier et des choses concrètes en néerlandais qui se posent dans le roman Je vais bien, ne t’en fais pas écrit par Olivier Adam Charley van ’t Leven - 3373010 C.A.B.vantLeven@students.uu.nl BA Scriptie - Blok 3/4 – mei 2011 Begeleider : mw. dr. Katell Lavéant Eindwerkstuk in de Bacheloropleiding Franse taal & cultuur, Universiteit Utrecht Mémoire (BA-Eindwerkstuk) – Charley van ‘t Leven – 3373010 2 « Une traduction est une annexion. » Victor Hugo Mémoire (BA-Eindwerkstuk) – Charley van ‘t Leven – 3373010 3 Table des matières Introduction 4 1. La théorie 1.1. La théorie de base 1.1.1. Le concept de la traduction 1.1.2. Le schéma de James S. Holmes & Gideon Toury 1.2. Les différentes systèmes de traduction 1.2.1. Le système d’Eugene Nida 1.2.2. Le système de Peter Newmark : la traduction sémantique et communicative 1.2.3. Le système de J.P. Vinay & J. Darbelnet : la traduction directe et indirecte 1.3. Les théories fonctionnelles 1.3.1. Le type du texte 1.3.2. La théorie de ‘Skopos’ 2. La théorie appliquée 2.1. La théorie appliquée à la traduction du français moderne 2.1.1. Les caractéristiques du français moderne 2.1.2. Les possibilités de traduction 2.2. La théorie appliquée à la traduction du français familier 2.2.1. Les caractéristiques du français familier 2.2.2. Les possibilités de traduction 2.3. La théorie appliquée à la traduction des choses concrètes dans la langue et la culture française 2.3.1. La définition des choses concrètes 2.3.2. La signification dans le texte original et dans le texte destinataire 2.3.3. Les possibilités de traduction 3. La réflexion – les problèmes de traduction dans le roman Je vais bien, ne t’en fais pas 3.1. Les problèmes de traduction du français moderne et français familier 3.1.1. Les injures et les jurons 3.1.2. Les problèmes syntaxiques 3.1.3. La langue de la rue, l’argot et le verlan 3.1.4. Les différences culturelles 3.2. Les problèmes de traduction des choses concrètes dans la langue et la culture française 3.2.1. Les notions géographiques 3.2.2. Les notions sociales-culturelles 3.2.3. Les produits alimentaires et ménagers 3.2.4. Les notions institutionnelles 5 5 5 6 7 7 8 9 10 10 11 12 13 14 15 16 17 17 18 20 22 24 26 27 28 Conclusion 30 Bibliographie 31 Annexes A. Figures B. Corpus analysé & traductions C. Liste de vocabulaire 32 32 33 39 Mémoire (BA-Eindwerkstuk) – Charley van ‘t Leven – 3373010 4 Introduction En France il n’y a pas seulement le français soutenu, le registre de la langue française qui est utilisé entre autres dans les discours de l’Académie française, et le français standard, qui est utilisé entre autres par les médias français, mais il y a aussi le français familier et le français moderne. Aujourd’hui ces deux derniers sont utilisés de plus en plus et sont devenus le langage courant en France pour des familles et des amis. Le français moderne s’est développé ces années dernières, surtout grâce à la popularité des genres rap et hip- hop dans la musique française, où il faut chanter les paroles de manière excentrique et très vite, mais aussi du fait des jeunes, surtout des jeunes qui habitent les banlieues, qui développent leur ‘propre’ version du français et qui inventent des nouveaux mots, empruntent des mots étrangers et utilisent des mots standards dans un autre contexte, par où leur signification change. Dans le langage courant les Français utilisent de plus en plus un mélange de ces deux registres (le français familier et le français moderne) avec le français standard, et on peut aussi retrouver ce mélange dans la littérature moderne. Un exemple parfait d’un roman français qui est écrit en français standard comme en français familier et en français moderne, est le roman Je vais bien, ne t’en fais pas. Ce roman, écrit en 1999 par Olivier Adam (né en 1974 à Paris), raconte l’histoire de Claire, adolescente, qui entend de ses parents quand elle rentre des vacances, que son frère, Loïc, est parti, tout simplement, et qu’il n’a pas dit où. L’histoire se raconte chez ses parents et dans Paris, où elle a déménagé au fil de l’histoire. Olivier Adam a utilisé dans ce roman très souvent le français familier et le français moderne, surtout quand Claire vit à Paris. De plus, il y a dans ce roman aussi beaucoup des choses concrètes, qui sont typiquement françaises. L’utilisation du français moderne, du français familier et des choses concrètes pose des problèmes quand on veut traduire ce roman dans une autre langue, par exemple en néerlandais. En néerlandais il n’y a pas toujours une traduction pour un mot français, sans parler des choses concrètes et du fait qu’un mot français en français moderne peut avoir une signification complètement différente que la signification indiquée dans le dictionnaire. Et il y a aussi des choses concrètes qui sont typiquement françaises, qui n’existent pas dans la langue et la culture néerlandaise. De quelles manières peut-on traduire le français moderne, le français familier et les choses concrètes dans la langue et la culture française en néerlandais ? Ce mémoire comprend trois parties. La première partie sera consacrée à la théorie de traduction, qui explique quelques différents systèmes de traduction. Dans la deuxième partie on verra l’application des différents systèmes de traduction à la traduction du français moderne, du français familier et des choses concrètes dans la langue et la culture française en néerlandais. Dans la troisième partie on analysera les problèmes de traduction dans le roman Je vais bien, ne t’en fais pas par différents thèmes et on verra de quelles manières on peut les traduire. Mémoire (BA-Eindwerkstuk) – Charley van ‘t Leven – 3373010 5 1. La théorie 1.1 La théorie de base 1.1.1 Le concept de la traduction La traduction d’un texte d’une langue à une autre langue : à première vue, il paraît tellement simple de le faire dans un monde où des traductions ne peuvent plus manquer. On pense que c’est normal de trouver des traductions des livres étrangers renommés dans la librairie, de trouver les panneaux d’affichage en plusieurs langues à la gare et à l’aéroport et de trouver des menus en plusieurs langues aux restaurants. Mais une traduction est loin d’être simple, car quand on traduit un texte d’une langue à une autre langue, on a affaire à beaucoup des règles et des conditions, qui jouent un rôle dans le processus de traduction. Le processus de traduction se fait entre deux différentes langues, où le traducteur convertit le texte d’origine (le texte source), qui est écrit dans la langue de départ (la langue source) à un texte (le texte cible), qui est écrit dans la langue d’arrivée (la langue cible).1 En convertissant le texte, il faut qu’on produise un texte ayant un sens équivalent au sens du texte d’origine et portant un effet équivalent sur le lecteur ayant la langue cible et sa culture correspondante. Ce processus de traduction appartient à la ‘traduction interlinguale’ et c’est une des trois catégories de types de traduction décrite par le linguiste et structuraliste Roman Jakobson.2 Les deux autres catégories sont la ‘traduction intralinguale’, où on reformule par exemple un texte en utilisant la même langue, et la ‘traduction intersémiotique’, où on convertit par exemple un texte à un film ou à un tableau.3 Au XXe siècle, il y a beaucoup des personnes qui ont réfléchi sur la traduction et qui ont essayé de trouver des règles et des conditions pour ce processus de traduction. On a formé une théorie de base pour le processus de traduction et plusieurs personnes ont inventé des systèmes différents de traduction. Ce qui a formé la base pour cette théorie de base pour le processus de traduction, c’est le schéma de James S. Holmes et Gideon Toury. 1.1.2 Le schéma de James S. Holmes & Gideon Toury Ce schéma, fait par James S. Holmes en 1988 et expliqué dans le détail par Gideon Toury en 1995, montre les différentes branches dans les études universitaires théoriques et pratiques de la traduction.4 – les théories restreintes au moyen (‘medium restricted’) : ces théories sont subdivisés en deux moyens, soit la traduction est faite automatiquement par un ordinateur, soit la traduction est faite par un traducteur humain ; Ces différentes branches comprennent les différentes théories de traduction et leurs règles et conditions. Dans ce schéma (voir l’annexe A1, page 32) il y a six branches de théories importantes pour la théorie de base : 1 Jeremy Munday, Introducing Translation Studies 2e éd. (New York : Routledge, 2008) : 4-5. 2 Roman Jakobson, ‘On linguistic aspects of translation’ (1959), in The Translation Studies Reader, L. Venuti, 2e éd. (London & New York : Routledge, 2004) : 139. 3 Ton Naaijkens et al., Denken over vertalen, 2 e éd. (Nijmegen : Uitgeverij Vantilt, 2010) : 287-288. 4 Gideon Toury, Descriptive Translation Studies – And Beyond (Amsterdam & Philadephia : PA: John Benjamins, 1995) : 10. Mémoire (BA-Eindwerkstuk) – Charley van ‘t Leven – 3373010 6 – les théories restreintes au domaine uploads/Philosophie/ memoire-version-finale-v2-1-charleyvtl-3373010-pdf.pdf

  • 115
  • 0
  • 0
Afficher les détails des licences
Licence et utilisation
Gratuit pour un usage personnel Attribution requise
Partager