Nº16 - Adar 5772 בעזרת ה' יתברך 5 minutes éternelles Programme d’étude journali

Nº16 - Adar 5772 בעזרת ה' יתברך 5 minutes éternelles Programme d’étude journalier Adar 5772 Au sommaire : - Halakha - Pourim du 1er au 11 Adar - Shouhan Pourim le 15 Adar - La Tevilat Kelim du 16 au 29 Adar - Pensée Juive : - Hashem sera Un du 3 au 7 Adar - Pourim pour toujours du 9 au 15 Adar - Parler à son coeur du 17 au 22 Adar Parachat Hachavoua les vendredis et Shabbats. © 2010 - H.M & S. Dahan La reproduction partielle ou intégrale du livret est interdite Traduction de la lettre de recommandation du Rosh Yeshiva, le Gaon Rav Shmouel Auerbach chlita Mon cher élève, le Rav Harry Méir Dahan, m’a présenté lasériedebrochuresdédiéeauxfrancophonesqu’ilal’intention d’éditer et d’appeler « 5 minutes éternelles ». Cette brochure mensuelle contient un programme d’étude quotidien de Halakha (lois appliquées), Moussar (pensée juive) et Parachat Hachavoua (section hebdomadaire). Heureux celui qui se préoccupe d’éterniser ne fût-ce que 5 minutes par jour, mettant de côté pour le monde à venir des mérites incommensurables pour chaque mot de Torah étudié ! Aprèss’êtredélectédeladouceurdelaTorah,ildémultipliera certainement son étude et son accomplissement des Mitsvot. Il serait fantastique que chaque bon juif n’ayant pas encore réussi à se fixer de temps d’étude de Torah, étudie dans ces brochures conviviales qui abordent des Halakhot importantes touchant à des thèmes du quotidien, et des paroles de Moussar éveillant le cœur à la Torah et à la crainte divine. Je lui souhaite toute la réussite possible dans cette entreprise sainte de diffusion de la Torah au plus grand nombre. Tous ceux qui contribueront à ce projet seront bénis du Ciel, spirituellement et matériellement, eux et leur descendance. Au nom du respect et de la pérennité de la Torah et du judaïsme. Jérusalem, le 23 Octobre 2011 A l’intention du Rav Arié Dahan, Tout le monde connaît l’importance de la mitsva de «והגית בו »יומם ולילהqui consiste à étudier la Torah jour et nuit. Elle n’est cependant pas facile à accomplir pour tout le monde. Le concept développé par le Rav Dahan à travers la brochure « 5 minutes éternelles », permet à chacun de vivre l’expérience du limoud au quotidien. Je tiens à souligner la qualité du travail accompli et la richesse des sujets évoqués. Je voudrais apporter ma bénédiction à cette initiative et encourager ses auteurs à poursuivre leurs efforts. Laréalisationd’untelprojetprésenteévidemmentdesdifficultés. C’est pourquoi soutenir « 5 minutes éternelles » apportera un grand mérite à ceux qui le pourront. 4 Halakha : Pourim Ven. 1 Adar 5772 1. Quelques années avant la reconstruction du IIe Beit Hamikdash, il y a plus de 2400 ans, les juifs exilés à Suse (Perse) furent épargnés d’un décret d’extermination, promulgué par Haman. Lorsque laterrible sentence se retourna contre son initiateur, Mordékhaï mit par écrit ces événements et instaura de commémorer chaque année cette grande victoire par un jour de fête et de réjouissance, appelé Pourim. Cette victoire fut remportée dans toutes les villes le 14 Adar, à l’exception de Suse, ou les combats durèrent une journée supplémentaire. Les Sages de l’époque instaurèrent de ce fait de célébrer Pourim dans toutes les villes le 14 Adar, et à Suse le 15, le Shoushan Pourim – Pourim de Suse. Ils inclurent aussi dans cette particularité toutes les villes qui étaient fortifiées à l’époque où Yéhoshoua conquit la Terre d’Israël, notamment Jérusalem. 2. Quatre Mitsvot nous sont ordonnées à Pourim, les 4 ‘M’: Meguilat Esther, Matanot Laévionim, Mishloa’h Manot, et le Mishté. La Mitsva de lire la Méguila étant la plus importante – et la moins facile à accomplir!– nous nous attarderons essentiellement sur elle. 3. La Meguila doit être lue à 2 reprises: le 14 Adar au soir, puis le lendemain matin. [Ou le soir du 15 puis le lendemain à Jérusalem.] 4. Pour la lecture du soir, il faut veiller à ne la commencer qu’à partir de la tombée totale de la nuit, c.-à-d. au minimum 13,5 minutes [en heures solaires] après la Shkyat Hahama – le coucher du soleil. Il sera même préférable de patienter 18 minutes. On peut la lire toute la nuit, jusqu’à Alot haSha’har – le lever du jour, soit 72 min. avant le lever du soleil. 5. Quant à la lecture du matin, il faut a priori la lire après le Nets ha’Hama – le lever du soleil. En cas de force majeure, on tolèrera de la lire à partir de Alot haSha’har. 6. On peut lire la Meguila toute la journée, jusqu’au coucher du soleil. Celui qui, à l’approche du coucher du soleil, n’a toujours pas lu la Meguila, et estime qu’il ne parviendra pas à l’achever dans les 13,5 min. qui suivent le coucher du soleil la lira sans Berakha. 5 Parashat Terouma 24/02/12 Hashem ordonne la construction du Mishkhan – le Tabernacle. Cette construction nécessitait des compétences artisanales très aiguisées. Toutes sortes de joaillers étaient nécessaires pour tailler et polir les pierres précieuses du Hoshen, des orfèvres pour sculpter les chérubins, pour battre et forger les ustensiles les plus variés en or et en argent. La confection des habits du Cohen Gadol aussi ne requérait pas moins de qualifications, du filage de l’or à tisser avec la laine azur et pourpre, jusqu’au montage parfait de tous les vêtements. Les différents tissus utilisés étaient d’une splendeur rare, tantôt tricotés tantôt tissés, selon des procédés particuliers. Sans oublier d’évoquer la construction du Mishkan lui-même, le taillage millimétré des panneaux de bois qui s’emboitaient ingénieusement, leurs supports en argent, les baguettes qui les traversaient dans leur épaisseur. Le peuple n’avait évidement reçu aucune formation à tous ces métiers qui relèvent de l’art. Les Bnei Israël étaient un an plus tôt de simples maçons, manutentionnaires, puiseurs d’eau etc. Comment acquirent-ils leursaptitudes pour réaliser leMishkan?Laréponse estdonnée explicitement dans Ki-Tissa. Hashem donna la sagesse de façon innée aux ouvriers :‘ בלבכּל חכם לב נתתּי חכמהet des cœurs sages Je les ai doués ְ ֵ ָ ֲ ַ ֵ ָ ַ ִ ָ ְ ָ d’habileté’ (Shemot 31 :6). Chaque personne concernée ressentait une prédisposition à réaliser tel ou tel travail. Mais selon quels critères les rôles furent-ils distribués? A plusieurs reprises ces artisans sont qualifiés de ‘Hakham Lev’ –‘sage dans son cœur’. Le Ramban explique que selon leur ardeur à vouloir participer activement à la construction, ils étaient dotés de talents. Le Hakham Lev, c’est celui qui désire la Hokhma –sagesse. Cette règle est en vigueur à toute époque : selon notre conviction de l’importance de vivre une vie de Torah, Hashem nous donne les moyens de nous élever. C’est en réalisant que la Torah est l’essence et le but de notre création, et en nous investissant pour que notre vie soit en accord total avec Sa volonté, qu’Hashem nous ouvre les portes de la Sagesse. Posez-nous vos questions au 5min.eternelles@gmail.com 6 Halakha : Pourim Sam. 2 Adar 5772 1. Toute Mitsva que l’on doit réaliser la nuit doit être concrétisée au plus vite. Nos Maîtres ont interdit de dormir ou manger tant que l’on n’a pas rempli notre devoir, de peur que l’on ne s’oublie et ne manque à accomplir notre devoir. C’est notamment le cas de l’allumage des bougies de Hanoucca, de la recherche du Hamets la veille de Pessah, et c’est aussi le cas pour la lecture de la Meguila, même si l’on a jeûné toute la journée le jeûne d’Esther, comme l’écrit le Rama [ch. 692 §4]: אסוּר לאכל קדםשׁיּשׁמע קריאת המּגלּה אפלּוּ התּענית קשׁה עליו ָ ֱֶ ֹ ֶֹ ֶ ִ ְ ַ ְ ִ ַ ַ ְ ִ ָ ֲ ִ ַ ַ ֲ ִ ָ ָ ָ ָ Il est défendu de manger avant la lecture de la Meguila, même si l’on est affaibli à cause du jeûne. 2. Cette loi concerne les hommes comme les femmes, pour la lecture du soir comme pour celle du matin. Malheureusement, beaucoup négligent cette instruction, et il arrive souvent de croiser à l’approche de la fin de Pourim des bons juifs qui cherchent un lecteur qui daigne leur lire la Meguila in-extremis! Alors, mesdames, envoyez certes des bons Mishloa’h Manot à tout le quartier, mais après avoir écouté la Méguila ! Sinon, accomplissez la barrière de nos Maîtres, car l’estomac n’oublie jamais de rappeler vos obligations ! 3. Si pour la lecture du soir [après le jeûne], on se sent particulièrement faible, on pourra boire une boisson sucrée, manger des fruits, et même manger une quantité de gâteau ou de pain inférieure à 54g. 4. Si même en mangeant ces encas, on risque de nuire à sa santé, le Choul’han Aroukh préconise de lire la Meguila en fin d’après-midi du jeûne, à partir de 1h15 avant la tombée de la nuit. Cependant, plusieurs décisionnaires ne sont pas de cet avis, et conseillent de manger unrepas complet avant laMeguila,ennommant aupréalable quelqu’un qui lui rappellera d’accomplir sa Mitsva. Un séfarade s’appuiera sur le premier avis, et un ashkénaze optera pour la seconde solution. 5. Cet interdit inclut aussi de ne pas dormir tant que l’on n’a pas écouté la uploads/Litterature/ n016-adar-5772.pdf

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