@ Michel KLECZKOWSKI COURS graduel et complet DE CHINOIS parlé et écrit Cours d
@ Michel KLECZKOWSKI COURS graduel et complet DE CHINOIS parlé et écrit Cours de chinois 2 à partir de : COURS graduel et complet DE CHINOIS parlé et écrit VOLUME I, PHRASES DE LA LANGUE PARLÉE, tirées de l'Arte China du P. Gonçalves. par Michel KLECZKOWSKI (1818-1886) Ancien Chargé d'affaires de France à Pékin, Professeur de Chinois à l'École nationale spéciale des langues orientales vivantes Maisonneuve et Cie, Paris, 1876, LXXII+106+232 pages. Édition en mode texte par Pierre Palpant www.chineancienne.fr juin 2011 Cours de chinois 3 TABLE DES MATIÈRES I. Avant-propos II. PARTIE FRANÇAISE 1. Nature et principes généraux de l'idiome chinois. Manière de l'étudier et de se l'approprier 2. De l'écriture chinoise 3. De la prononciation et de l'intonation 4. Des radicaux et des phonétiques 5. De la littérature chinoise 6. Clef de la partie chinoise de ce volume 7. Liste des abréviations employées dans la Traduction littérale qui est placée en regard des tableaux du texte 8. Liste des caractères chinois qui sont mentionnés dans les Notes et ne se trouvent pas dans les 106 tableaux du texte 9. Errata III. PARTIE CHINOISE : le commencement de cette partie de l'ouvrage se trouve à la fin de ce volume. 1. Liste des traits de l'écriture chinoise 2. Chapitre I. Phrases composées de caractères de 2, 3, 4 et 5 traits 3. Chapitre II. Phrases composées de caractères ayant jusqu'à 6 traits 4. Chapitre III jusqu'à 7 traits 5. Chapitre IV jusqu'à 8 traits 6. Chapitre V jusqu'à 9 traits 7. Chapitre VI jusqu'à 10 traits 8. Chapitre VII jusqu'à 11 traits 9. Chapitre VIII jusqu'à 12 traits 10. Chapitre IX jusqu'à 13 traits 11. Chapitre X jusqu'à 14 traits 12. Chapitre XI jusqu'à 15 et 16 traits 13. Chapitre XII jusqu'à 17, 18, 19, 20 traits et au-delà 14. Liste des 214 radicaux. Cours de chinois 4 A Son Excellence MONSIEUR DROUYN DE LHUYS Membre de l'Institut ancien Sénateur et Membre du Conseil privé Quatre fois Ministre Secrétaire d'État au Département des Affaires étrangères Grand-croix de la Légion d'honneur etc. etc. etc. Cet ouvrage est dédié comme une faible marque de l'affectueuse gratitude et du respectueux dévouement de l'Auteur Cours de chinois 5 AVANT-PROPOS @ p.I Une nation est un groupe, plus ou moins considérable, de familles que rapproche et unit une communauté de traditions, d'intérêts et d'aspirations. Il en est de même d'une famille ; c'est une réunion d'individus qui se rattachent à une seule origine et à chacun desquels l'avenir promet d'autant plus de ressources que tous auront mis en commun plus d'efforts, pour tendre vers un but unique et nettement déterminé. L'esprit moderne, avec la teinte de socialisme dont il s'est laissé imprégner, s'accommode peu de cette définition. Les prémisses qu'il pose ont, en effet, pour conséquences rigoureuses, la suppression graduelle des familles et des nations. Ces groupes, avec les barrières qui, en les distinguant, les constituent, doivent disparaître au grand p.II profit, dit-on, de l'humanité, — seule nation désormais, — de même qu'il n'y aura plus d'autre famille que l'individu. Hélas ! il suffit de jeter un regard autour de nous, pour comprendre ce qu'il y a, à la fois, de faux, de corrupteur et d'anarchique dans ce cosmopolitisme humanitaire dont les doctrines tendent, pour notre malheur, à se généraliser chaque jour davantage. Le monde pourtant a déjà vécu assez de siècles pour que son histoire puisse nous servir d'enseignement. Partout et toujours, elle nous montre les mêmes causes engendrant les mêmes effets. Pas une nation ne se maintient, ne prospère et ne grandit, si le culte passionné de tout ce qui constitue la vie exclusivement nationale, cesse d'être sa préoccupation dominante, si l'essor de sa propre grandeur, de sa grandeur exclusive, n'est plus l'objet de sa jalouse vigilance et de son incessante activité. Jamais, non plus, un individu ne réussit à fonder quoi que ce soit de véritablement stable, de fécond et de grand, si ses ambitions n'ont pas pour centre le foyer d'une famille. Aussi est-ce toujours, en fin de compte, la même science qui doit présider au bon gouvernement des familles comme à celui des nations. Cours de chinois 6 Cette science a deux objets : conserver et développer ; conserver ce dont on a hérité ou ce que l'on a acquis, puis le développer sans cesse, au triple point de vue moral, intellectuel et matériel. C'est la double loi de toute société qui ne veut point périr. Car, s'il est exact qu'on ne puisse développer sans avoir conservé, il est tout aussi vrai qu'on ne peut conserver qu'à la condition de développer. Qui n'avance pas, recule ! Axiome vieux comme le p.III monde et dont la saisissante vérité se démontre à chaque fait et à chaque pas. Conservation et développement, — autrement dit, ordre et progrès ; — tels sont les deux pôles entre lesquels oscillent depuis tant de siècles, les destinées des nations et par suite des familles ; telles sont les conditions essentielles de toute existence collective ; et pour les exécuter, il n'y a qu'un moyen, — le travail, — cette force d'expansion qui est à l'homme et à toute société d'hommes ce qu'est à l'arbre la feuille, à un navire la marche, au capital l'intérêt, ce qu'est l'air à tout être vivant, pour ne pas dire la vie même assignée, dès le berceau, par le Créateur à toute créature. Toutefois, le travail n'est vivifiant, il n'atteint son but qu'à la condition de ne pas s'isoler. Les produits qui sortent de l'intelligence ou des mains de l'homme, n'acquièrent leur véritable valeur qu'autant qu'ils sont demandés. Nul ne saurait être juge de ce qu'il vaut lui-même, c'est-à-dire, de ce que vaut son travail ; de là, pour tout homme, comme pour toute société, la nécessité profondément salutaire d'avoir des relations. Ces relations, à leur tour, choisies avec soin, quelques-unes cultivées avec discernement, selon les intérêts permanents ou passagers, donnent lieu à des alliances qui, suivant leurs résultats, témoignent de la grandeur ou de la décadence des nations comme des familles. Ainsi, en ce qui touche le devoir et le droit de vivre, maintenir les relations qu'on a, les fortifier, les étendre et s'en créer constamment de nouvelles, c'est, pour tout homme et pour toute nation, l'exercice le plus important p.IV peut-être de ce droit et l'accomplissement le plus strict de ce devoir. Il arrive, certes, assez souvent, qu'un homme doué d'une rare intelligence, d'une force de caractère hors ligne, — né peut-être au milieu de circonstances favorables, — réussit à se frayer, tout seul, un chemin ; à Cours de chinois 7 se proposer un but très élevé et à l'atteindre ; à laisser même après soi de longues traces de son utile passage sur la terre. Et ce que nous venons de dire d'un homme peut s'entendre aussi d'une famille et d'un État. Mais ce sont là de bien rares exceptions. Qui sait d'ailleurs de combien cet homme, cette famille et cet État auraient dépassé la hauteur où ils se sont élevés, par leurs seules forces, s'ils avaient pu y joindre l'appui de quelques alliés ? N'oublions pas non plus la fragilité des œuvres et des conquêtes qui sont dues à un effort isolé. Que le pied manque à celui qui les a faites, et, si parfois les succès qu'il a obtenus peuvent, durant quelque temps, le défendre contre l'assaut des haines qu'il a excitées, que de fois aussi tombe-t-il pour ne plus se relever ! Mais, si nous sortons de l'exception pour rentrer dans la règle, nous nous trouvons devant une vérité qui est devenue un axiome : c'est que les relations sociales pour les particuliers et les familles, les relations internationales pour les États, sont aussi une condition de leur existence et de leur grandeur. Et, comme on ne sait jamais d'où viendra le péril, d'où viendra le secours, ni qui sera demain l'ami ou l'ennemi, il faut sans cesse étendre ses relations et n'en négliger aucune. Pour réussir dans cette tâche, il faut d'abord vouloir ; puis, bien connaître ceux avec qui l'on se propose de p.V nouer des relations. Si un philosophe chinois a dit, avant Socrate, que, pour connaître les autres, il faut se connaître soi-même, c'est avec la pensée que la connaissance de soi rend plus sûre la connaissance d autrui. Considérez comment, dans une bourgade ou dans une ville, se comporte une famille qui, étroitement unie et bien gouvernée, prospère et grandit aux applaudissements de celles-là même dont elle est nécessairement la rivale, quand elles n'ont pas su s'en faire une alliée. Comme elle ménage ses voisins et s'efforce de conquérir leur amitié ! Et, en même temps, avec quel soin elle les étudie ! Rien ne lui échappe de ce qui les concerne, ni leurs idées, ni leurs habitudes, ni leurs intérêts, ni leurs moyens, ni leurs préjugés, ni leurs passions. Et puis, comme elle élargit la sphère de son action partout où elle le peut ! Rien ne la rebute ni les difficultés, ni la distance. Que de uploads/Litterature/ kleczkloweski-cours-pdf.pdf
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- Publié le Aoû 31, 2021
- Catégorie Literature / Litté...
- Langue French
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