Préparation : Biographie de Victor Hugo Biographie : les faits principaux . Les

Préparation : Biographie de Victor Hugo Biographie : les faits principaux . Les œuvres principales. EL04 Victor Hugo , J’aime l’Araignée Poème extrait du recueil « Les Contemplations », publié en 1856. Grand succès, qui permet à Hugo d’acheter une maison à Guernesey, où il écrira Les Misérables. C’est une résidence d’exil , après Bruxelles et Jersey. La raison de l’exil est son pamphlet « Napoléon- le-Petit ». Hugo : poète, romancier (Notre-Dame-De-Paris , Les Misérables) , dramaturge (Ruy Blas , Hernani) . Homme politique. Exil à Guernesey. Ne pas confondre le romantisme historique troubadour de 1834 (Notre-Dame-de-Paris) , et un romantisme plus autobiographique (1856). Sa fille Léopoldine meurt noyée dans la Seine avec son mari en 1843 pendant un voyage de Victor. Révolte sociale – Melancholia Thèmes de l’amour filial et sentimental. Thème de la mort. Séances de spiritisme. Engagement Thème de l’abîme, des profondeurs de l’âme. Les Contemplations = admiration et méditation devant le spectacle de la Nature Poésie autobiographique et universelle. « ô insensé qui crois que je ne suis pas toi. » Recueil divisé en deux parties, « Autrefois » et « Aujourd’hui », séparées par la mort de Léopoldine et par la mort de la République. (« comme on lirait le livre d’un mort »). « Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, / Je partirai. (…) » Adèle H : recherche d’un amour absolu. En 1848, il est élu député conservateur, puis deviendra Montagnard et socialiste. Opposé au travail des enfants , et opposé à la peine de mort. Funérailles nationales en 1885. Livre 3 , 1e partie , Autrefois. Evolution hugolienne : du lyrisme positif à une poésie plus sombre, hantée par la mort. <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< J’AIME L’ARAIGNEE ET J’AIME L’ORTIE Poème qui appartient à la 1e partie , « Autrefois », livre 3 , Les luttes et les rêves, conscarée à la misère sociale. Ce poème est composé de 7 quatrains qui alternent décasyllables et pentasyllables. Il exprime l’amour du poète pour deux êtres surprenants : l’araignée et l’ortie, toutes deux victimes du mépris des hommes. 579456096.odt 1 / 8 2 mouvements dans ce texte : 1/ Strophes 1 à 4 = Les raisons de mon amour 2/ Strophes 5 à 7 = Adresse au lecteur Problématique : Comment le poète agit sur notre regard pour transformer la boue en or ? Premier quatrain = Le paradoxe V1 Pronom personnel j’ = ton personnel , traditionnel dans la poésie lyrique . Poésie du je . Deux hémistiches , légère césure à l’hémistiche + Anaphore = Parallélisme des deux amours, système binaire pour renforcer l’effet de surprise L’ = article défini = singulier générique = définition abstraite de l’araignée et de l’ortie Donc on peut s’attendre à un raisonnement philosophique et non à une déclaration sentimantale Différence : araignée – ortie = 2 objets très différents, leur seul point commun est qu’on ne les aime pas. Surprise qui relève de la provocation. Romantisme du laid. Fleur du mal, mais avec des choix plus innocents, plus ingénus chez Hugo , que chez Baudelaire. aRaignée – oRtie = allirération en R , qui souligne l’aspect désagréable de ces êtres Gradation inversée vers le ridicule = l’araignée est un petit animal, l’ortie n’est même pas un animal. (dissertation) Personnages grotesques , qui s’opposent aux personnages sublimes, et qui sont un topos romantique : cf Quasimodo , dans Notre-Dame-de-Paris . Quasimodo gagne le concours de grimaces et devient pape du carnaval  le goût romantique pour le grotesque relève d’un attrait pour ce qui est populaire, relève du goût pour le baroque opposé au classicisme, et relève d’une esthétique de l’inversion hiérarchique entre le haut et le bas. Complémentarité du grotesque et du sublime = cf complémentarité entre Quasimodo et Esmeralda, l’un rehausse l’autre. La symétrie des contraires renforce le beau. Cf Sophie Dumoulin, Quasimodo , une esthétique du grotesque. (Revue Postures , 2005) : http://revuepostures.com/fr/articles/dumoulin-7 + « Le drame doit mêler le grotesque au sublime » (préface de Cromwell , 1827) = Théorie de l’esthétique du drame romantique . V 2 Parce qu’on les hait = antithèse et paradoxe : aime / hait Subordonnées de cause = 8 fois . C’est donc une plaidoirie d’avocat, mais sans évacuer le sentiment = lyrisme social de Hugo L’anaphore « parce que » a pour but de convaincre le lecteur et de transformer un regard de mépris en regard d’amour => projet de renversement moral et esthétique 579456096.odt 2 / 8 La raison invoquée n’est pas une qualité propre , mais une caractéristique sociale : le regard des autres. Alternace entre décasyllab V3 « Et que » = signifie « et parce que » V 3 « et que rien » + « et que tout » = parallélisme , structure binaire => la répétition binaire est un procédé romantique très hugolien V 3 et que rien – et que tout = superlatif , qui exprime l’injustice de leur sort Exauce , châtie , morne souhait = personnification Hugo prend leur défense comme s’il défendait deux êtres humains 2e quatrain V 5 – v 7 = parce que = anaphore => répétition qui a pour but de convaincre le lecteur, en convoquant son empathie V 5 Parce qu’elles sont maudites, chétives = goût romantique pour les personnages maudits, qui ont subi une malédiction, un coup du sort , cf Faust de Goethe qui est victime d’un contrat avec le diable = goût romantique pour le baroque, le sombre , le maudit = assonance en « iiii » = son qui ressemble à celui d’une plainte Chétives = faibles ; maudites = rejetées => alliance du physique et du moral V 6 « Noirs êtres rampants » = noirs , rampants = syllepses = qualités physiques et morales + champ lexical de l’ombre : noirs (v6), ombre des abîmes (v13) V 7 – 8 Parce qu’elles ont les tristes captives / De leur guet-apens = rejet « de leur guet-apens » + captives = capturées = victimes de leur piège Explication = l’araignée tend sa toile, l’ortie pique , mais ces armes les rendent détestées et seules , donc victimes ++ Elles sont aussi et surtout victimes de leur image qui les enferme Le poète passe de la réalité au sentiment , et à l’image au-delà des apparences (rôle du poète) Renversement axiologique du bourreau qui devient victime – cf Baudelaire , Héautontimouriménos « je suis la plaie et le couteau, et la victime et le bourreau » V 5 – v 7 = chétives – captives = rime féminine + personnages de victimes (faibles – prisonnières = victimes) => le poète nous invite à la compassion 579456096.odt 3 / 8 3e quatrain = figure sociale du réprouvé V 9 Parce qu’elles sont prise dans leur œuvre = cf le travail du poète (cf « Quelques mots à un autre », dans le même recueil Les Contemplations, décrit la figure du poète comme réprouvé) Figure du poète maudit , expression de Verlaine en 1888, et idée Vigny en 1832 Le poète maudit est la parangon du personnage romantique , du héros romantique . (cf Faust) Registre pathétique V 10 Ô sort ! Fatals nœuds ! = Des pièges dont sont victimes Le ô lyrique est emprunté aux tragédies + phrases exclamatives = ton lyrique du poète révolté Sort = destin Fatum = destin Les deux êtres deviennent des héros tragiques !! Victor tu exagères !! V 11 Parce que l’ortie est une couleuvre = est considérée comme une couleuvre = est l’objet d’une peur absurde , car la couleuvre est craint bien que non dangereuse = animalisation du paradoxe Animalisation du végétal , qui lui donne une portée plus universelle V 12 L’araignée est un gueux – gueux = personne pauvre réduite à la mendicité Personnification d’un animal en être humain, objet de rejet social = Le négatif de l’araignée est dû au seul regard des autres Gradation entre les deux comparaisons , qui sont hyperboliques Lyrisme romantique pour le faible , le pauvre , l’opprimé . V 13 Parce qu’elles ont l’ombre des abîmes = esthétique du gouffre, du souterrain, de l’enfer La poétique de la boue est un renversement esthétique et philosophique Strophe 4 = les victimes V 15 : le mot « victimes » est enfin prononcé = c’est la clé générale (mi-poème) = V 13 Parce qu’elles ont l’ombre des abîmes = esthétique des profondeurs , le monde souterrain, des monstres et des enfers Assonnance en « on » : ont , l’ombre , on , sont , sombre V 16 de la sombre nuit = métaphore ou allégorie ? en tous cas image qui signifie le mépris social Veine romantique qui s’intéresse aux exclus, qui prend pitié des opprimés Alternance décasyllabe – pentasyllabe = déséquilibre de la chute sociale V 15 – 16 – « toutes deux victimes / De la sombre nuit » = clausule avant l’adresse au lecteur 579456096.odt 4 / 8 STR5 – 2E PARTIE – Adresse au lecteur V 17 uploads/Litterature/ el04-hugo-jaimelaraignee.pdf

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