Escalier Un escalier à Rome. Escalier à double hélice de Giuseppe Momo au Vatic
Escalier Un escalier à Rome. Escalier à double hélice de Giuseppe Momo au Vatican. Escalier du sanctuaire Ise-jingū, Japon. L’escalier est une construction architecturale constituée d'une suite régulière de marches, les degrés, permettant d'accéder à un étage, de passer d'un niveau à un autre en montant et descendant. Le terme a pour origine étymologique « scala », l'« échelle » en latin. Le métier correspondant est celui d'escaliéteur. Par extension, l'escalier à donné son nom à un escalier, une voie pietonne faite en escalier. Sommaire • 1 Histoire • 2 Description et terminologie o 2.1 Typologie o 2.2 Terminologie o 2.3 Autres types : escalier mécanique et échelle • 3 Technique o 3.1 Mesures o 3.2 Angles de pente courants o 3.3 Balancement des escaliers • 4 Réglementation o 4.1 Largeur de passage o 4.2 Garde-corps o 4.3 Paliers • 5 Escaliers célèbres o 5.1 Escalier à double hélice o 5.2 Escalier monumental de Michel-Ange o 5.3 Escalier du Palais des festivals de Cannes o 5.4 Escalier infini o 5.5 Autres escaliers célèbres • 6 Santé, dangers et environnement o 6.1 Santé o 6.2 Dangers o 6.3 Environnement • 7 Notes et références o 7.1 Notes o 7.2 Références • 8 Voir aussi o 8.1 Article connexe o 8.2 Liens externes o 8.3 Bibliographie Histoire Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Description et terminologie Typologie Un escalier peut être en pierre, en bois, en métal, en béton, en verre. Sa structure est soit intégrée au mur qui le supporte, soit un assemblage indépendant du reste du gros œuvre et l'assemblage est un ouvrage autoporteur. L'escalier est d'une complexité de conception très variable : de la paillasse en béton, sorte de dalle rampante comportant les marches et posée en dénivelé, de l'empilement simple des marches en métal qui peuvent donner l'escalier en système à vis à noyau central, jusqu'à l'escalier tournant de pierre sur voûte sarrasine et l'escalier balancé de pierre taillée ou de bois avec jour central. L’escalier peut être à montée droite ou circulaire ou mixte : droit ou à l'italienne, hélicoïdal ou à vis ou en colimaçon ou rayonnant, balancé, ou à la française ou à quartiers tournants. Lorsqu'un escalier est utilisé comme voie d'évacuation extérieure d'un bâtiment la volée inférieure peut se relever horizontalement au niveau du premier étage afin de libérer de l'espace au pied de l'escalier. On parle alors de volée inférieure relevable. Ce système permet aussi d'empêcher l'accès aux personnes non autorisées. Le professionnel qui fabrique et pose les escaliers, lorsqu'ils sont en bois est indifféremment charpentier ou menuisier. Il est dit "escaliéteur". Terminologie Terminologie Cage d'escalier Pièce dans laquelle se trouve l'escalier (sans que l'escalier soit nécessairement adossé à ses parois appelées murs d'échiffre). Crémaillère Pièce d'appui, soutenant marches et contremarches, suivant l'angle de l'escalier, souvent plaquée contre le mur d'appui, et se différenciant du limon par le fait qu'elle est découpée suivant le dessous de la marche et l'arrière de la contremarche. Échappée Hauteur de passage, prise verticalement entre le nez de marche et la partie inférieure du plancher ou de la volée au-dessus (mini : 1,90 m ; généralement : 2,10 m). Échiffre, mur d'échiffre mur sur lequel repose l'escalier. Giron Distance horizontale de nez de marche à nez de marche. En cas de volée courbe, le giron théorique est alors la largeur de marche mesurée sur la ligne de foulée (lieu de giron constant). Jour Espace vertical laissé par les volées, vide central dans la cage d'escalier. Limon Pièce d'appui, poutre qui permet de tenir les marches d'escalier. Cette pièce se trouve parallèle au mur et suivant l'angle de l'escalier. Lorsqu'il est en bois, les marches et contremarches sont encastrées dans sa pleine masse. Pour les escaliers en pierre, le limon de par l'orientation (clavage) de ses coupes est une structure de soutien de l'extrémité des marches, même si dans la plupart des cas, l'escalier peut s'en passer. Son rôle est donc plus qu'esthétique. Lisse (ou main-courante) Elle appartient au garde-corps et elle accompagne l'escalier sur toute sa longueur. Marche Degré, pièce horizontale sur laquelle on pose le pied. La marche se définit dimensionnellement par son emmarchement, son giron et sa hauteur. Formellement une marche peut être : droite ou carrée (si elle est rectangulaire) ; balancée ou dansante si les deux extrémités ont des largeurs différentes ; biaises si sans être balancée elle n'est pas perpendiculaire au limon. La marche du bas est la marche de départ, celle du haut est la marche d'arrivée ou marche palière. Parties de la marche Marche : Surface horizontale sur laquelle on pose le pied. Nez de marche : partie de la marche en saillie sur le nu de la contremarche, la hauteur du garde corps ou de la main-courante est calculée à partir du nez. Appelé aussi Pas de souris dans certaines régions du sud-est de la France. Collet : petit côté d'une marche balancée. Contremarche : partie verticale entre deux marches. La contremarche est sécurisante, cependant elle n'est pas systématique (les échelles de meunier n'en ont pas, par exemple), les escaliers qui en sont dépourvus sont alors dits « à claire-voie ». Noyau dans un escalier à vis, c'est la partie centrale constituant un axe autour duquel sont disposées les marches. Techniquement, le plus souvent pour les escaliers de pierres, il est le résultat de la superposition d'une partie de ces marches. Paillasse Dans le cas des escaliers en béton, c’est la dalle en pente intégrant les marches d’une volée. Tête de départ. Palier Plate-forme ménagée à l'étage accédant aux portes palières, le palier principal. La plate-forme intermédiaire est appelée repos ou palier de repos et ne donne pas accès à des locaux. Stylobate Plinthe que l'on trouve sur les murs le long des marches d'escaliers. Tête de départ (de rampe) Pièce souvent arrondie qui orne le début d’une rampe d’escalier. Elle peut être réalisée en bois, en fer forgé ou en pierre. Volée Portion d'escalier comprise entre deux plates-formes et qui comprend les marches. Les marches sont droites (en parallèle) dans la volée droite, les marches sont rayonnantes dans la volée d'escalier à vis (à la française), les marches sont biaises ou balancées ou dansantes dans les quartiers tournants. Autres types : escalier mécanique et échelle L’escalier mécanique ou escalator (marque) est un convoyeur aux marches mobiles et l’échelle un squelette. Technique Mesures En 1675, François Blondel se penche sur la question du calcul de l'escalier dans son Cours d'architecture enseigné à l'Académie royale d'architecture. Il mesure le pas (au sens de distance franchie par le pied lors d'une marche normale sur un plan horizontal) et constate qu'« à chaque fois qu'on s'élève d'un pouce, la valeur de la partie horizontale se trouve réduite de deux pouces et que la somme de la hauteur doublée de la marche et de son giron doit demeurer constante et être de deux pieds ». Autrement dit la « formule de Blondel » s'exprime ainsi : , où est le module (ou le pas) et vaut 2 pieds (64,8 cm), la hauteur de la marche, et son giron (distance entre deux nez de marche consécutifs mesurée sur la ligne de foulée). L'idée directrice est que l'effort fait par la personne qui monte soit constant, malgré les variations de la hauteur montée effectivement par rapport au déplacement horizontal selon l'endroit où on se situe dans l'escalier, montée plus forte dans les coudes (cette personne est positionnée avec la main sur la rampe). De nos jours, les marches courantes ont 17 cm de hauteur, mais doivent maintenant ne plus excéder 16 cm pour les lieux accueillant du public et 28 cm de giron minimum (France : décrets no 2006-16571 et 16582 arrêté du 15 janvier 20073) : le pas usuel est de 63 cm (la place, et par suite l'importance, accordée à l'escalier est moindre qu'au XVII e siècle ), la pente de ces marches est de 30° environ. Cette valeur standard est à considérer comme base de calcul, tout est question de l'effet final donné à l'escalier : escarpé, ou au contraire « agréable » ou encore à accessibilité maximum pour le public. Cette accessibilité de l'escalier par des personnes handicapées des membres inférieurs dépend non seulement de l'angle et du giron mais aussi de la profondeur de la marche et du débord des nez-de-marchenote 1 : une hauteur de marche faible induisant des nez prononcés n'est pas une bonne solution d'accessibilité quel que soit l'angle. Montage d'un escalier en frêne par un artisan dans les environs de Lyon Angles de pente courants Angles des pentes d'escalier L'angle de la pente des escaliers se répartit ainsi : • A : rampe (de 0 à 24°) o a : rampe douce (de 0 à 6°) o b : rampe normale (de 6 à 10°) o c : rampe forte (de 10 à 24°) • B : escalier courant (de 24 à 45°), la valeur maximum est de 40° dans les lieux publics et de 45° dans l'habitation. La uploads/Ingenierie_Lourd/ escalier.pdf
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- Publié le Nov 24, 2022
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