Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France Histoire des peintres
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France Histoire des peintres de toutes les écoles.... Tome 10 / [par M. Charles Blanc,... et al.] Blanc, Charles (1813-1882). Auteur du texte. Histoire des peintres de toutes les écoles.... Tome 10 / [par M. Charles Blanc,... et al.]. 1883-1884. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF. Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : - La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source. - La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de fourniture de service. 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HISTOIRE DES PEINTRES DE TOUTES LES ÉCOLES PARIS. -- IMPRIMERIE POITEVIN, RUE DAMIETTE, 2 ET Il. HISTOIRE DES PEINTRES DE TOUTES LES ÉCOLES ECOLE FLAMANDE PAR MM. CHARLES BLANC PAUL MANTZ, ALFRED MICHIELS, THÉOPHILE SILVESTRE ET ALPHONSE WAUTERS PARIS VVE JULES RENOUARD, LIBRAIRE - ÉDITEUR R DIRECTEUR-GÉRANT : G. ÉTIIIOU- PÉROU RUE DE TOURNON, N° 6, FAUBOURG SAINT-GERMAIN M DCCC LXIV HISTOIRE DES PEINTRES DE TOUTES LES ÉCOLES ÉCOLE FLAMANDE INTRODUCTION , 1111, 1 .. » \ " •' - •"//>, ! .. ..'V/ A L'HISTOIRE DES PEINTRES DE L'ECOLE FLAMANDE école de Bruges des enseignements si imprévus, que l'Italie elle-mêmes'informe curieusement de ce qui se prépare en ces régions lointaines, et s'apprête à envoyer des missionnaires pour saluer, dans son berceau, l'art nouveau qui vient de naître. Et comment l'Europe serait-elle restée indifférente à la révolution qui s'accomplissait? Les auteurs du mouvement, les deux frères Hubert et Jean van Eyck, avaient un double droit à l'attention et, il faut le dire, à la gratitude des artistes, puisque la rénovation dont ils s'étaient faits les promoteurs apportait à la peinture des procédés tellement améliorés qu'on a pu les croire nouveaux, et qu elle lui ouvrait en même temps les avenues d 'tin monde ignoré. Sans vouloir exagérer l'importance des perfectionnementsmatériels que les Van Eyck ajoutèrent à la pratique de la peinture à l'huile, il est juste de reconnaître qu'ils ont eu la plus grande part au fait principal qui caractérise le début du quinzième siècle, je veux dire la substitution du tableau à la peinture murale, à l'enluminure du manuscrit. L'art monumental a pu y perdre quelque chose, mais, qu'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore, ce n'est pas dans l histoire un médiocre événement que cette mobilisation de la peinture, qui va désormais, comme la médaille et bientôt comme le livre imprimé, courir de main en main, traverser les mers, pénétrer dans les maisons qui jusqu'alors lui étaient fermées, et apporter à tous un enseignement, une consolation,une lumière! Mais les Van Eyck ont fait davantage : ils ne se sont pas bornés à perfectionner les procédés employés avant eux, ils ont ouvert à la peinture une voie nouvelle et — c'est la leur meilleure gloire — ils ont été des inventeurs, non-seulementdans les pratiques du pinceau, dans la mise en œuvre des couleurs, mais encore dans les choses de la pensée et du sentiment, qui sont l'essence même de l'art. Nous n'avons pas à rechercher ici quelle fut la part des deux frères dans la double révolution qu'ils firent subir à la peinture : nous ne les séparons pas l'un de l'autre, nous ne demandons pas lequel des deux fut le plus grand. Nous tenons compte d'ailleurs de leurs origines : nous savons que, venus en Flandre des confins de l'Allemagne, ils ont profité des efforts antérieurs et des enseignements, déjà si féconds, que leur donnait la naïve et robuste école des bords du Rhin; nous faisons donc état des influences allemandes; mais, ces réserves indiquées, quelle noble part d'initiative leur reste encore! L'école flamande n'existait pas avant eux, et ils l'ont créée. Le fait capital qui domine dans l'œuvre de rénovation des Van Eyck, et ce qui fut pour eux l'instrument de la délivrance, c'est un retour ardent, sincère, passionné vers la nature, si dédaignée au moyen âge, si absente des vieilles formules byzantines. Le naturalisme, tel qu ils l'entendaient dans la loyauté de leur intelligence, et, on serait tenté de le dire, dans la tendresse de leur cœur, n'était rien moins qu'un principe de révolution dont le bénéfice s'étendit bientôt à toutes les branches de l'art. Chose étrange et nouvelle! les Van Eyck ouvrent les yeux, ils regardent, ils reproduisent naïvement ce qui les a charmés, et, la curiosité étant ici une vertu, ils marchent de découverte en découverte et ils font, en s instruisant eux-mêmes, l'éducation de la Flandre. La nature, pieusement consultée, leur révèle la forme humaine, sinon dans sa grâce, du moins dans sa vérité; elle leur enseigne le caractère des types différents, le portrait, la vie intérieure, les humbles réalités du monde qui les entoure, et bientôt le paysage. Jean van Eyck, continuant l'œuvre de son frère et faisant produire au principe qu'il avait posé ses conséquences dernières, touche à toutes les formes, à toutes les possibilités de la peinture, et il ouvre à la fois tous les chemins à l'école flamande qui va naître. Il est, dans son pays, le premier des peintres religieux,le premier portraitiste,le premier historien des scènes familières, le premier peintre de fleurs, le premier paysagiste. A tous ceux qui l'entourent et qui déjà cherchent à l'imiter, il inspire cet ardent amour de la nature qui va devenir pour eux comme une autre religion. Et en même temps, Jean van Eyck n'étant pas seulement un puissant artiste, mais aussi un ouvrier d'une habileté sans égale, il apprend à ses élèves à manier le pinceau -avec une liberté virile, à trouver l'harmonie dans le mélange des tons, car le peintre du retable de Saint-Bavon contient en germe tous les coloristes d'Anvers. Que l'école se constitue maintenant, elle saura dans quelle voie elle doit marcher. A peine les Van Eyck eurent-ils prononcé la formule d'initiation, qu'un groupe intelligent d'artistes se pressa autour d'eux. On commence à les connaître aujourd'hui ces Rogier van der Weyden, ces Memlinc, ces Thierry Bouts, ces Van der Goes, que l'histoire, injustement distraite, a si longtempsignorés. Ces maîtres diffèrentdes Van Eyck et diffèrent entre eux, tantôt par une coloration moins intense, tantôt par des formes plus allongées ou plus grêles, tantôt par un timide effort tenté dans le sens de l'élégance et de la grâce. Quelques-unsatténuent Jean van Eyck, corrigent, à leur manière, son puissant réalisme et commencent à l'affadir; mais tous procèdentde lui, tous sont frères par leur amour pour la nature, par le soin merveilleux dje l'exécution et du détail, par la profonde notion du portrait, et, disons-le aussi, par la foi. Le sentiment religieux peut s'exprimer sous bien des formes, il peut parler plus d'un langage. L'Italie a eu ce don, précieux entre tous, de revêtir du prestige de la beauté ses madones et ses saintes; celles des Van Eyck et de leurs élèves sont assurément d'un galbe moins pur, mais, dans la familiarité de leur type, dans l'exactitude intime de leur costume flamand, dans la particularité pénétrante de leur laideur aisément pardonnée, elles n'en sont pas moins animées d'une touchante chasteté, d'une ferveur sereine et d'une tendresse infinie. Elles sont bien portantes, il est vrai, et parfois un peu bourgeoisementmaternelles,mais elles ont dans le regard le sentimentdes choses invisibles, elles aiment, elles uploads/Geographie/ histoire-des-peintres-de-toutes-blanc-charles-bpt6k9742100k.pdf
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- Publié le Oct 31, 2022
- Catégorie Geography / Geogra...
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