NOUVEAU DICTIONNAIRE NIÇOIS-FRANÇAIS AVEC LA PLUS SLMPLE ORTHOGRAPHE ET LA PLUS
NOUVEAU DICTIONNAIRE NIÇOIS-FRANÇAIS AVEC LA PLUS SLMPLE ORTHOGRAPHE ET LA PLUS CONFORME A CELLE SUIVIE PAR LES AXCIENs' ÉCRIVAiNs' NIÇOIS AVEC LA CONJUGAISON DES VERBES IRREGULIERS NIÇOIS FÉMININ DES ADJECTIFS NIÇOIS ET LOCUTIONS NIÇOISES, etc. PAR J.-B. CALVINO Professeur d'Italien, Officier d'Acavlémie Félibre de V « Escola de Belanda » (Manienance de Provence) Un des auteurs de la Gramviaire de Vldiome Niçois ^^:\3^ NICE IxMPRIMERlE DES ALPES-MARlTlMES 16, Rue Saint-François-de-Paule, 16 1 oos Mademoiselle Rose NET D'ELCHINGEN, Confiant en votre grande bonté, je me permets de vous adresser ces quelques lignes par lesquelles je sollicite de Vous le grand honneur de vous dédier mon dictionnaire Niçois-Français ; honneur que j'aurais sollicité de feue Madame votre Mère la Princesse d'Essling, honneur et faveur quelle ni aurait facilement accordés à cause de sa grandeur dame, de sa Bonté innée et de sa Charité vraiment chrétienne. Permettez- moi, Mademoiselle, de vous citer un seul exemple de la Bonté et de la Charité de feue Madame la Princesse d'Essling : Un jour quElle se rendait à sa Villa Victorine elle rencontre une famille composée de plusieurs enfants tous déguenillés. Elle se fait conduire chez eux et vogant leur état de pauvreté et de dénuement, les habille tous de neuf ; fait que tout le monde à Saint- Augustin- du- Var répète en louant la grande Charité de la Princesse. Quand on a célébré la Messe de Requiem dans l'Eglise de Saint-Pierre, fg ai vu les délégations de toutes les Sociétés de Secours Mutuels accompagnées de leur bannière respective, venues là pour pleurer et pour prier pour l'âme de la Princesse d'Essling, leur bonne et généreuse Bienfai- trice. Et la voix qui se répétait dans toutes les bouches à Nice, lorsqu'on a appris la mort si prématurée et si inattendue de la Princesse était : « La famille perd — VI — beaucoup, mais les pauvres de Nice perdent encore plus ! » Tout cela vous dit donc de quelle estime et de quel amour Elle était entourée à Nice, et quand je dis que j'étais sûr et certain quElle ni aurait accordé la faveur de mettre son nom en tête de mon livre, je crois ne pas me tromper. Mais comme Elle n'est plus, je vous prie, Mademoiselle, Vous qui êtes si bonne et qui étiez sa Coadjutrice, non seulement dans le bien quElle faisait, mais aussi dans son amour pour Nice et pour tout ce qui regardait Nice, tellement que vous avez voulu apprendre le beau et riche langage niçois si dénigré à tort par ceux qui ne le connaissent pas, je Vous prie, dis-je, d'accepter la dédicace de mon modeste ouvrage qui sera ainsi honoré de deux des plus grands Noms Français : NEY et MASSÉNA. En attendant, Mademoiselle, veuillez agréer les sen- timents' de ma plus vive reconnaissance. Votre Serviteur, J.-B. CALYINO. PRÉFACE Dans cette préface, je m'adresse particulièrement à l'aimable lecteur, soit niçois, soit étranger à Nice, pour lui demander son indulgence sur la nouv^elle orthographe de ce dictionnaire. Dans mon but qui est, non pas de réformer l'orthographe de notre langue, mais de lui rendre son 'ancienne clarté, je ne suis animé que de l'amour de la simplicité et du souci de suivre, autant qu'il me sera possible^ la manière d'écrire des anciens. Pour cela, je n'aurai qu'à propager les écrits de Frances Pellos et de Johan Frances Fulconis, vieux auteurs niçois, et les notes du capitaine Todon, (•) savant linguiste et niçois également; que je citerai : le premier, par la préface et la conclusion de son Traité d'Arithmétique et de Géométrie '^^ ; le second, par la préface de son Traité d'Arithmé- tique ^•^^; et le dernier par une de ses nombreuses notes récoltée dans le Dictionnaire Provençal d'Honnorat, ouvrage qui fut jadis sa propriété et qui est aujourd'hui en ma possession. Sen segue de la art de arithmeticha et semblantment de ieu- met'ia dich ho nominats : Compendion de lo ahaco. COMPENDION DEL ABACO leus donc a mi gratia: et sia en son plaser : che fassa principi he fin de aquest compendion de abaco de art de arithineticha he (') Todon, capitaine de frégate en retraite, grand érudit, philologie familiarisé avec neuf ou dix langues, grec, latin, hébreu, arabe, anglaÎK, italien, espagnol, portugais, bas breton, etc , a laissé de très intéressantes notes sur le Dictionnaire Provençal d'Honnorat. (2» Compendion de lo abaco de ¥. Pelh s. — Cet ouvrage se trouve à la Bibliothèque Municipale de Nice. (3) Opéra nova d'Arisniefhica on Cislcrna Fulcronica de.I.-F. Fulconis. — Cet ouvrage se trouve à la Bibliothèque Municipale de Nice. — VIII — feemblantment dels exemples de ieumetria contengut en los présent sequents eapitols : losquals tracteray sub brevib." tant coma a mi sera possibile per che los citadins de la Ciutat de Nisa son subtils et speculatieusen ogni causa et specialment de las dichas arts: non obstant ordeneray la présente opei'a per eapitols debitament enten- dabla a un cascun per so che las dichas arts son necessari : nedun, a merchans : mas ad ogni persona de che condition se vulha siaper so vulhas solicitar de aver la copia del présent libre : en lo quai veyres bel cop de subtilitas : Coma se segue après comensant al présent prumier capitol de nummar loqual sen segue. Conclusion Complida es la opéra, ordenada he condida, - Pei' noble Frances Pellos citadin es de Nisa, Laquai opéra, lia fach, pi'imo ad laudem del criator Et ad laudour, de la ciutat sobredicha La quai es cap ; de terra nova en puensa, Lontat es renomat, per la terra universsa. (Lnpresso in Thaurino lo présent compendion de abaco per meistro Nicolo Benediti he meistro Jacobino Suigo de Sancto Germano. — Nel anno 1492 ad Di 28 de Septembrio.) PROHEMI Al nom de Dieu ansi sia per intrada, Per comensar Topera preparada A la fasson dels notarijs lacent : Als instrumens per constuma usada Del drech (3annon, et civil approvada p]t per sainct Paul apostol escrivent Als Collocens, capitol ters disent So que fara, ou dira es condecent Sempre invocar la maiestat sacrada : La pi-egui donc al mieu comensament, Donne favor al mieu entendement, Per acomplir Topera già pensada Et cogitant la scientia tant honesta De arismeticqua a tous non manifesta, Et profitabla a tous los urais mercans, Per nen fachar ni- se rompi'e la testa, Sia nuech ou iourt obrant, ou sia la festa Et proffitar a tous bons escollans, — IX — Parelhament a tous bons artesans, Et altras gens, menant mercandies grans : Mi suc pensât los movre de molesta, Et los seoorre d'intellect, et de mans Coma si deu usar de urajs christians, Aquest libret compausar per requesta. Conten aquest lo conté entier plenarij, Per lurs titols nom as en lur Sommarij, En lurs reglas quattre prémierament : Reglas de très, et reglas de contrarij, Et compagnies, baratas et tout vari Conte roraput : après parelhament Per tantas reglas de lentier brevament, Et après reglas breviadas araplament, Florentinas dichas da linventarij, Et soldeân ren manchant ioliament, Pozetion falso escricha parelinent Et a la fin reglas de bon lunarij. A quest libret senzagran retoriqua, leu, lohan Finances Fulconis, nat de antica Deliensola : mantenent habitant. En la Cieutat de Nissa magnifica. Monstrant de scrieure, aussi d'arismethica, Aquest ay fach en lengage versant De tal cieutat : Et Provensa abondant : Car tal lengage tant al mendre que al grant Plus comun es, d'emperarla Theoricqua, De tôt parlar, Latin, Grec, AUamant, Italian, Francés, non delaysant Plus facilment ung prest ha la pratica. Pertant lectors en vo^tre florent âge : Que desiras scientia per heretage De ben contar : ayans vostra intention, Si lo fares, non pilhares domage : Mes tal sera reputat home sage, Quant el saupratres ben far sa rason^ Pertant aquest vos mostra la fasson : Non espargnes argent per vostre pron, Àquesthaver a faire vostre usage, Si alcun error digne de reprention Vos trobessas, Haias supportation Carbon caval briiqua ben davantage. Ainsi ay dich. (Opéra nova d'Arîsmethica, intitulada « Cisterna Fultronica » a Lyon, par Thomas Berthau — 1562.) Essai de la manière d'écrire lé niçois le plus en harmonie avec le système suivi par les anciens Troubadours : Sobre lo dos panchan^d'un collet tojor vert, Da li flor, da la frucha en toi lu temp cubert, Luec que sembla encantat e don Flora e Pomona Han fissat lo sieu regn e l'eçut la corona, En de temp reculât, lu Roman lu premier Las d'aver tant vincut basti.«seron Cimier. En un solet moment, don si segava Terba, Si ve naisse a gran frès una villa superba. Tôt era ben réglât, Tome d'aquelu temp Era autant buon sorda^ que tranquil citoaien ; Ma lu nuostre paisan, se de li man li scap[»a ho magau, lo rnsteu, lopoiron o lasappa Que pilhon lo fusieu per défendre un buon Rei, Lu travalh campagnart non li semblon plus bei. Avem beu fulhetar : sensa perque ni coma, Lu famos Cincinnat non si trôvon qu'a Roma. Cimier, somes alora ai uploads/Geographie/ dictionnaire-nicois-francais.pdf
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- Publié le Nov 27, 2021
- Catégorie Geography / Geogra...
- Langue French
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