1/20 TD Séance 2 ● Les collections animales - Phylogénie Méthodes de récolte po
1/20 TD Séance 2 ● Les collections animales - Phylogénie Méthodes de récolte pour les animaux Recherche à vue – Battage – Filet à papillons – Filet fauchoir – filet troubleau – pièges attractif Comment tuer la petite faune ? création d’une collection animale Les Insectes “ durs ” Les coquilles Les invertébrés mous Les Vertébrés L'évolution du vivant Biographie de Darwin L'apport de la génétique L'apport des technologies Les équilibres ponctués Classification vs clé de détermination Brève revue des classifications historiques La cladistique et la phénétique La clé dans les mains, la classification dans la tête 2/20 Les collections animales Méthodes de récolte pour les animaux Recherche à vue : il suffit de parcourir les écorces, touffes de végétation, soulever les pierres etc. et d'aspirer avec un aspirateur à bouche l'animal que l'on désire capturer Battage : consiste à battre les branches pour faire tomber la petite faune dans un parapluie japonais, simple drap blanc tendu sur une croix de bois. Les bestioles sont ensuite aspirés avec un aspirateur à bouche. Filet troubleau : s'utilise dans un cours d'eau en aval de la partie que l'on dérange : la faune se laissant dériver se retrouve au fond du filet. Filet à papillons : bien connu de tous, il permet principalement la capture des Lépidoptères et des Odonates. Son maniement nécessite une certaine habitude. Filet fauchoir : c'est un filet en toile épaisse que l'on utilise en brossant la végétation herbacée basse avec des va-et-vient vigoureux, la faune se retrouvant au fond du filet. On vide ensuite celui-ci dans un parapluie japonais et l'on aspire ce que l'on désire conserver. Dans certains cas, on conserve la totalité de la capture que l'on vide directement dans un bocal. Pièges attractif : exemple de l'assiette jaune, mélange empirique de bière, de sel, d'eau, et de liquide vaisselle pour son pouvoir mouillant. Les pièges doivent être relevés régulièrement. 3/20 Les collections animales - Phylogénie Comment tuer la petite faune ? La véritable question serait comment étudier la petite faune sans la tuer. Il existe de nombreux protocoles pour éviter de tuer les animaux tout en ayant un inventaire solide des milieux. Cependant, il ne faut pas se voiler la face et avant d'appliquer ces protocoles, il est souvent (pas toujours !) nécessaire de tuer quelques spécimens pour constituer une collection personnelle. Le pot à cyanure : fonctionne assez bien sauf pour quelques groupes (Curculionidés…), possède l'inconvénient de rigidifier les Arthropodes nécessitant donc l'utilisation d'un ramolissoir avant mise en forme. L'éther acétique : d'un usage très courant chez les entomologistes. Très volatil, il impose de préparer ses bocaux soigneusement avant la chasse. Les Arthropodes restent souples. L'alcool : essentiellement utilisé pour les Mollusques et les Arthropodes mous : araignées, opilions… Les animaux seront conservés en collection en petits bocaux. Important : toutes les informations liées à la données seront écrites au crayon graphite sur papier avant que ce dernier ne soit introduit dans le bocal. En effet seul le crayon gris résiste aux divers solvants sans s'altérer. 4/20 Les collections animales - Phylogénie Création d’une collection animale Les Insectes “ durs ” Les Arthropodes possédant un exosquelette, il est facile de les laisser sécher intérieurement la carapace ne subissant aucune modification de forme. La plupart des entomologistes mettent en forme les insectes en étalant les pattes, ailes et éventuellement élytres avant de les mettre en collection. Le piquage des insectes se fait de moins en moins, en effet on préfère dorénavant la mise en forme sur paillette avec collage soluble à l'eau. Sous la paillette, se trouvent les étiquettes de données de récoltes, de propriétaire du spécimen et de genre et d'espèces (l'étiquette la plus susceptible de modification devant être accessible en premier). L'ensemble étant piqué sur une épingle entomologique de taille 3. Les spécimens seront rangés dans une boite (nommé carton à insectes) dont le fond est en émalène, mousse dont les trous d'épingles se résorbent. Il est impératif d'y adjoindre un insecticide pour prévenir les ravageurs de type psoques ou anthrènes. 5/20 Les collections animales - Phylogénie Création d’une collection animale Les coquilles En voilà une collection qui est facile : les coquilles peuvent simplement être rangées dans des petites boites contenant aussi la feuille d'information des données. Les petites boites sont rangées dans des grandes boites et le tour est joué. Attention, certaines abeilles solitaires (comme l'Osmie bicolore) se développe dans les coquilles vides, il est dommage de tuer un insecte involontairement en croyant mettre une coquille vide en collection. Les invertébrés mous La technique est très proche de la précédente, après avoir tué l'animal, on le transfère dans un petit bocal rempli d'alcool contenant un papier calque où sont inscrites les informations de données au crayon gris. Les Vertébrés On peut collectionner les crânes et les os (mis à digérer dans de l'eau), les peaux (tannage à l'alun après dépeçage), les empreintes (moulages), les plumes, les coquilles d’œufs, les bois… La taxidermie demande beaucoup de temps et de grandes connaissances naturalistes. 6/20 A retenir Tout est collectionnable mais une collection scientifique doit répondre à certains critères. 7/20 Phylogénie L'évolution du vivant Ce que n'est pas l'évolution : Une évolution directionnelle, un progrès Une évolution graduelle Comment expliquer l'augmentation de la complexité au cours du temps ? Par la marche de l'ivrogne. Mais alors qu'est ce que l'évolution selon Darwin ? La sélection naturelle agit sur les variations individuelles (matériaux bruts de l'évolution). Elle est la force qui élimine certaines variations et en sélectionne d'autres. Darwin concevait l'évolution de façon graduelle. 8/20 A retenir La variation individuelle est ce qui permet à l'évolution de se mettre. La nature foisonne donc de variations et les différences individuelles sont des richesses pour la sélection naturelle. 9/20 Biographie rapide de Charles Darwin Darwin est né le 12 février 1809 à Shrewsbury dans le Shropshire en Angleterre. Fils de pasteur, c’est un élève médiocre qui ne laissera en rien présager sa contribution à la science. En 1831, une opportunité se présente à lui. Le capitaine du Beagle cherche un homme de compagnie pour un voyage autour du monde sur son navire. Décembre 1831 départ sur le Beagle. Il est intéressant de noter que Darwin n’est pas le naturaliste officiel sur le bateau, le docteur remplissant cette tâche. Cependant ce dernier abandonnera rapidement son poste au profit de Darwin qui prendra la relève. La vision romantique de la science veut que Charles Darwin à la vue des Galápagos eut la révélation de l’évolution, ce n’en est rien et il a fallu de nombreuses années de réflexion et de lecture pour que sa théorie se mette en place de façon cohérente. Malgré la célébrité des pinsons des Galápagos, les données mal récoltées étaient inutilisables pour illustrer sa théorie de l’évolution et dans son ouvrage de 1859, on ne trouve nulle trace desdits pinsons… Personne n'est parfait. 24 décembre 1859 présentation au public de L’origine des espèces. L’origine des espèces telle que nous la connaissons est un pavé de quelques 600 pages, pourtant Darwin comptait écrire un ouvrage d’un volume au moins trois fois plus important. S’il a revu son estimation à la baisse c’est à cause d’un certain Alfred Russel Wallace qui vint un jour le voir en lui annonçant qu’il venait d’avoir une idée lumineuse concernant les mécanismes de l’évolution (les mêmes que ceux proposés par Darwin !). Charles mûrissait cette idée depuis plusieurs années et Wallace s’apprêtait à publier avant lui ! Finalement les deux hommes se mirent d’accord sur la paternité des mécanismes de l’évolution, c’est Charles Darwin, de part ses réflexions plus approfondies qui serait le porte-drapeau. Rappelons au passage que l’évolution n’est pas un concept qui est né avec Darwin, avant lui Lamarck était évolutionniste mais avait proposé des mécanismes différents. 10/20 A retenir Darwin avait parfaitement pressenti l'importance de ses travaux. Il souhaitait présenter au public un ouvrage inattaquable d'où l'aspect poussé de ses travaux. 11/20 Phylogénie L'apport de la génétique Bien que Mendel fut un contemporain de Darwin, ses travaux ne furent « redécouverts » qu'au XXème siècle. L'intégration des données génétiques à la théorie de Darwin fut appelée le néodarwinisme ou théorie synthétique de l'évolution (1942). L'ADN est le support de l'hérédité (les variations individuelles). L'ADN subit des mutations et des recombinaisons génétiques. La dérive génétique : agit sur les populations de petites tailles dont tous les croisements possibles ne sont pas réalisés à chaque génération. Le génome est un élément fluide : les transposons. L'épigénétique héréditaire (ex : méthylation de l'ADN). 12/20 A retenir La variation individuelle existe aussi dans le génome. 13/20 Phylogénie L'apport des technologies On ne peut passer sous silence les technologies de séquençage, d'analyse et de traitement informatique des données qui ont permis des progrès inimaginables il y a seulement 10 ans comme le séquençage complet du génome de l'homme de Néanderthal. 14/20 A retenir C'est la maîtrise de la duplication de l'ADN qui a permis son étude en détail. 15/20 Phylogénie La théorie des équilibres ponctués de Gould et Aldredge Des équilibres… Les uploads/s3/ m-23e01-cours-02-complet.pdf
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- Publié le Dec 23, 2022
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