Lettre a francois mauriac maurice bardeche
MAURICE BARDÈCHE Lettre à François Mauriac LA PENSÉE LIBRE PARIS C LETTRE A FRANÇOIS MAURIAC ÉPIGRAPHE Celui qui répudie les idées de discipline nationale celui-là se place en dehors de la communauté française ? Discours de PAUL RAMADIER Président du Conseil des Ministres le avril CLETTRE A FRANÇOIS MAURIAC Monsieur Vous pouvez penser qu ? il n ? y a pas de raison pour que cette lettre vous soit adressée Voici pourtant la mienne Je me sens tenu à votre égard vous savez pourquoi à des ménagements que je n ? aurais pas sans doute pour un autre homme d ? opinion J ? ai pensé qu ? en m ? adressant à vous j ? arriverais à parler avec plus de mesure même des choses qui m ? indignent J ? ai des choses di ?ciles à dire je risque de blesser en pensant à vous peut-être serai-je plus juste Au surplus cette brochure ne sera qu ? une lettre de plus dans votre courrier Vous savez mieux que personne que les choses que je vais écrire sont très banales elles sont la pensée de beaucoup de Français Mais il vaut la peine de les écrire et de les exposer par ordre Au mois d ? avril je suis allé vous voir J ? avais à vous remercier de vos démarches dans une circonstance Je fus surpris de vous trouver inquiet Je ne m ? attendais pas à vrai dire à vous trouver plongé dans la béatitude Mais votre inquiétude dépassait ce qu ? il est habituel d ? en éprouver Et j ? observai qu ? il y avait deux plans deux étages de votre inquiétude d ? un intérêt di ?érent suivant moi Je n ? attachai pas trop d ? importance au premier d ? entre eux que je connaissais pour le voir exprimé plusieurs fois par semaine dans les colonnes d ? un journal très répandu vous trouviez que tout allait mal vous aperceviez avec crainte l ? ascension du communisme points de vue d ? un accès facile Mais votre second souci me parut in ?niment plus curieux et plus instructif Il s ? exprima par une question à laquelle vous paraissiez attacher une importance extrême Reconnaissez-vous maintenant que vous avez eu tort ? Vous aviez raison monsieur de prononcer cette petite phrase elle est au c ?ur de tout le débat Vous n ? étiez pas sûr d ? avoir raison Ce n ? était pas assez pour vous d ? être dans le camp des vainqueurs Il vous fallait autre chose il vous fallait notre consentement Cette petite phrase éternelle cette petite phrase o? il y a la sollicitude du préteur résume tous nos rapports présents ou futurs Vous aviez raison d ? être inquiet Vous aviez raison de penser qu ? on peut encha? ner les corps qu ? on peut tuer qu ? on peut étou ?er les voix établir le mensonge mais qu ? on ne prévaut point sur
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- Publié le Sep 11, 2022
- Catégorie Philosophy / Philo...
- Langue French
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